L’initiative de l’UDC s’attaque directement à la Convention européenne des droits de l'homme, la meilleure protection dont dispose les citoyens contre les violations des droits fondamentaux en Suisse. © Amnesty International
L’initiative de l’UDC s’attaque directement à la Convention européenne des droits de l'homme, la meilleure protection dont dispose les citoyens contre les violations des droits fondamentaux en Suisse. © Amnesty International

«Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l'autodétermination)» Initiative «anti droits humains» de l’UDC : à rejeter sans hésitation

Communiqué de presse publié le 12 août 2016, Berne – Genève. Contact du service de presse
L’UDC a déposé le 12 août 2016 son initiative «le droit suisse au lieu des juges étrangers» qui vise à assurer la prééminence du droit national sur le droit international. Ce texte est une attaque frontale contre les droits humains et plus particulièrement contre la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) et la protection qu’elle offre à toute personne victime de violation de ses droits fondamentaux dans notre pays.

L’initiative de l’UDC s’attaque directement à la CEDH et les initiants ne s’en cachent d’ailleurs pas. L’UDC voit régulièrement son programme contrarié par la CEDH. La Suisse n’a pas été condamnée à Strasbourg en relation avec une initiative controversée comme celle sur les minarets ou l’immigration de masse, mais la CEDH est régulièrement avancée comme ligne rouge à ne pas dépasser. Les initiants verraient donc d’un bon œil la Suisse dénoncer la CEDH, et accessoirement se retirer ainsi du Conseil de l’Europe.

La Suisse serait confrontée à des problèmes insolubles

«Cela signifierait reculer de plus de 40 ans et renoncer à la meilleure protection dont dispose tout individu contre les violations de ses droits fondamentaux en Suisse» a déclaré la Section suisse d’Amnesty International. «Ce n’est pas parce que les juges de Strasbourg ont quelquefois pris des décisions que certains considèrent comme déplaisantes que nous devons remettre en question un système de protection contre les violations des droits humains quasi unique au monde».

Accessoirement la Suisse serait également confrontée à des problèmes insolubles, notamment en cas d’incompatibilité de sa législation avec les Pactes des Nations Unies sur les droits économiques sociaux et culturels ou les droits civils et politiques puisque ces derniers ne prévoient pas de mécanisme pour les dénoncer.

La Suisse qui s’est toujours faite la championne des droits humains, donnerait un signe extrêmement négatif à l’encontre de la communauté internationale quant à sa volonté de respecter les droits humains. Ne serait-ce que pour cette raison, l’initiative de l’UDC doit être fermement rejetée.

 

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