Expulsions forcées à Bole, Addis-Abeba, Éthiopie, en avril 2020. © privat
Expulsions forcées à Bole, Addis-Abeba, Éthiopie, en avril 2020. © privat

Suisse Pas de rapatriements forcés des demandeurs d'asile en Éthiopie

Communiqué de presse publié le 26 janvier 2021, Berne. Contact du service de presse
Amnesty International s'inquiète des informations faisant état d'un vol de rapatriements forcés à destination de l'Éthiopie. L'organisation des droits humains a documenté la situation sécuritaire tendue et les graves violations des droits humains dans le pays et demande que la Suisse n’effectue aucun renvoi forcé en Éthiopie.

Depuis plusieurs jours diverses organisations de la société civile font état d'un vol spécial, prévu pour le 27 janvier, à destination de l'Éthiopie. Selon les informations dont dispose Amnesty Suisse, plusieurs demandeurs d'asile déboutés d'origine éthiopienne sont actuellement en détention en vue d’un renvoi.

Le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) n'a pas encore réagi à ces informations. Cependant, selon le SEM, des rapatriements en Éthiopie sont actuellement possibles. En raison de la précarité de la situation sécuritaire dans le pays, Amnesty International demande qu'aucun retour forcé ne soit effectué vers l’Éthiopie.

Des tensions politiques caractérisent la situation des droits humains en Éthiopie depuis plusieurs années. Amnesty International a fait état d'abus commis par l'armée entre 2018 et 2019 dans les régions d'Oromia et d'Amhara.

Après le report par le gouvernement du président Abyi Ahmed des élections prévues pour mai 2020, un conflit armé a éclaté dans la région du Tigré en novembre 2020. Des centaines de milliers de personnes sont sur les routes. Malgré les blocages d'Internet, Amnesty International a documenté de graves violations des droits humains au Tigré en novembre et en décembre, et a demandé que les organisations humanitaires aient accès à la région. Aucun apaisement des tensions n'est à attendre d'ici aux élections de juin 2021.

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