L'arrestation et la mise en détention de membres éminent·e·s de la société civile turque, dont le président et la directrice d'Amnesty Turquie, ont entraîné de nombreuses actions de protestation à travers le monde, comme ici devant l'ambassade de Turquie à Paris le 20 juillet 2017. © Colin Poiraut
L'arrestation et la mise en détention de membres éminent·e·s de la société civile turque, dont le président et la directrice d'Amnesty Turquie, ont entraîné de nombreuses actions de protestation à travers le monde, comme ici devant l'ambassade de Turquie à Paris le 20 juillet 2017. © Colin Poiraut

Turquie Nouvelle arrestation de quatre défenseurs des droits humains

22 juillet 2017
Quatre défenseur·e·s des droits humains, qui avaient été arrêté·e·s en même temps qu'Idil Eser, la directrice d'Amnesty Turquie, ont été à nouveau placé·e·s en détention, quelques jours seulement après leur libération sous caution. Une initiative cruelle et rétrograde.

Après avoir appris que les autorités turques ont ordonné le placement en détention de quatre défenseurs des droits humains libérés sous caution mardi 18 juillet, John Dalhuisen, directeur d’Amnesty International pour l’Europe, a déclaré:

«Avec cette initiative cruelle et rétrograde, la Turquie renforce sa réputation croissante de geôlier aveugle qui emprisonne sans discernement des militants de la société civile et d’étranger à l’état de droit.»

L’une de ces quatre personnes, Nalan Erkem, a été arrêtée à son domicile à Istanbul dans la soirée du 21 juillet. Une autre, İlknur Üstün, a été arrêtée chez elle à Ankara samedi 22 juillet.

Signez la pétition pour demander à Federica Mogherini d'user de son influence pour obtenir la libération des défenseur·e·s des droits humains arrêté·e·s en Turquie

En prison quelques jours après leur libération sous caution

«Ces quatre personnes n’auraient jamais dû être arrêtées. Après avoir déjà passé douze jours derrière les barreaux, elles sont forcées à revivre le même cauchemar. Au lieu d’abandonner cette enquête sans fondement, les autorités turques atteignent de nouveaux sommets dans l’absurdité», a déclaré John Dalhuisen.

Ces quatre défenseurs des droits humains vont rejoindre six autres suspects membres de la société civile derrière les barreaux, dont la directrice d’Amnesty International Turquie.

Défenseur·e·s des droits humains derrière les barreaux

Les quatre défenseurs des droits humains dont le placement en détention a été ordonné sont İlknur Üstün (Women’s Coalition), Şeyhmuz Özbekli (Rights Initiative), Nejat Taştan (Equal Rights Watch Association) et Nalan Erkem (Citizens Assembly).

Les six militants déjà emprisonnés sont İdil Eser (Amnesty International), Günal Kurşun (Human Rights Agenda Association), Özlem Dalkıran (Citizens’ Assembly), Veli Acu (Human Rights Agenda Association), Ali Gharavi (consultant en stratégie informatique) et Peter Steudtner (formateur en bien-être et en non-violence).