Rassemblement pacifique des «Mères du samedi» © Emre Orman
Rassemblement pacifique des «Mères du samedi» © Emre Orman

Turquie: Action lettre pour les «Mères du samedi» Des rassemblements pacifiques devraient pouvoir être menées à nouveau

Lettres contre l'oubli d'avril 2019
Le rassemblement pacifique des «Mères du samedi», un groupe organisant des veillées hebdomadaires pour les victimes de disparitions forcées depuis le milieu des années 1990, est interdit depuis août 2018.

Le groupe, principalement composé de femmes dont des proches ont disparu, a été dispersé de force le 25 août 2018** par la police, qui a utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau. Depuis lors, le groupe n’a plus été autorisé à organiser ses veillées dans le lieu habituel, en dépit du fait que ces rassemblements et les discours tenus pendant ceux-ci étaient de complètement pacifiques.

Le 25 février a marqué les six mois de la violente dispersion à Istanbuldu rassemblement des «Mères du samedi» qui sont depuis empêchées de tenir leurs veillées pacifiques hebdomadaires.

En 2011, le président Recep Tayyip Erdoğan, alors Premier ministre, avait rencontré certains proches des disparus et avait promis que son gouvernement commencerait à travailler sur les disparitions. Aujourd’hui, les «Mères du samedi» veulent à nouveau le rencontrer pour lui demander de tenir sa promesse et trouver une solution à l’impasse qu’engendre l’interdiction du mouvement.

 

Veuillez écrire une lettre courtoise en bon anglais, turc ou français au président de la Turquie.
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Vous pouvez profiter du 25 du mois (avril, mai) comme date clef pour envoyer des appels au président.

PROPOSITION DE LETTRE en français (modèle de lettre en anglais voir tout en bas)

Monsieur le Président,

Le rassemblement pacifique des «Mères du samedi», un groupe organisant des veillées hebdomadaires pour les victimes de disparitions forcées depuis le milieu des années 1990, est interdit depuis août 2018. Le groupe, principalement composé de femmes dont des proches sont portés disparus, a été dispersé de force le 25 août 2018 par la police, qui a utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau. Depuis lors, le groupe n’a plus été autorisé à organiser ces veillées dans le lieu habituel, en dépit du fait que ses rassemblements et les discours tenus pendant ceux-ci étaient de nature entièrement pacifique.

Cette situation me préoccupe beaucoup et je vous prie, Monsieur le Président, d’accepter de rencontrer les «Mères du samedi».
Je vous demande instamment de veiller à ce que l’interdiction des veillées hebdomadaires des «Mères du samedi» soit levée, et à ce que les futures veillées puissent se tenir sur la place Galatasaray sans restriction illégale, afin que les participants puissent exercer leur droit aux libertés d’expression et de réunion pacifique.
Je tiens également à vous rappeler votre promesse de 2011, qui stipulait que votre gouvernement commencerait à travailler sur les disparitions.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération.

Adresser la lettre à

PRÉSIDENT
Mr Recep Tayyip Erdoğan
Cumhurbaşkanlığı Külliyesi
Beştepe – Ankara
TURQUIE

Fax : +90 312 525 58 31
E-mail : contact@tccb.gov.tr

Copies à

Ambassade de la République de Turquie
Lombachweg 33
Case postale 34
3000 Berne 15

Fax: 031 352 88 19
E-mail: botschaft.bern@mfa.gov.tr

 

Vous trouverez un modèle de lettre en français à la page 5 du fichier Word ici.


Taxe postale: CHF 1.50

 


Model letter in english:

Dear President,

The peaceful gathering of the ‘Saturday Mothers’, a group that held weekly vigils for victims of enforced disappearances since the mid-1990s, has been banned since August 2018. The group, primarily composed of female relatives of the disappeared, was forced to disperse on 25 August 2018 after the police used tear gas and water cannons. They have not been permitted to hold their vigil in their traditional location ever since, despite the fact that their gatherings and speeches made during them are entirely peaceful in nature.

When you, Mr. President, were Prime Minister in 2011, you met with some of the relatives of the disappeared  and promised that his government would start working on the disappearances. Now, the Saturday Mothers would like to meet you again to ask you to make good on his promise and resolve the impasse created by the ban.

I would therefore ask you to accept the meeting request of Saturday Mothers.

Please ensure that the ban on the Saturday Mothers’ peaceful weekly vigils is lifted and that future vigils are allowed to go ahead in Galatasaray Square without any unlawful restrictions, so that vigil participants can exercise their rights to freedom of expression and peaceful assembly.

Yours sincerely,