Egypte Nouvelle vague de répression

3 février 2011
Amnesty international a appelé le vice-président égyptien Omar Suleiman à mettre fin aux violences des partisans du gouvernement au Caire et ailleurs dans le pays, alors que des informations font état d’une nouvelle vague de répression contre les journalistes et les manifestants.

Suite aux violences, qui font de plus en plus de morts et de nombreux blessés, suite à l'arrestation de journalistes et à l'harcèlement de militants,  Amnesty demande au vice-président égyptien de mettre fin aux attaques contre les manifestants pacifiques.

«Les autorités égyptiennes doivent veiller à ce que les manifestants, les journalistes et les défenseurs des droits humains soient protégés, a déclaré le secrétaire général d’Amnesty International Salil Shetty. Le manque de policiers sur le terrain pour faire face à la situation montre clairement que le gouvernement égyptien est complice de ces violences, ou à tout le moins qu’il a renoncé aux responsabilités qui sont les siennes en matière de maintien de l’ordre en pleine crise nationale.»

«Les manifestations pacifiques doivent être autorisées, quels que soient les points de vue exprimés, et les manifestants non violents doivent être protégés, quelles que soient les négociations politiques en cours.»

Le personnel d’Amnesty International présent au Centre Hisham Moubarak pour le droit, organisation égyptienne importante de défense des droits humains, a indiqué avoir fait l’objet d’un raid des forces de sécurité.

La mission d’établissement des faits envoyée par Amnesty International en Égypte a également indiqué mercredi que les violences semblaient être orchestrées en partie par les autorités pour mettre fin aux grandes manifestations en faveur d’une réforme politique qui se poursuivaient dans le pays.

Les autres Etats doivent user de leur influence

L’organisation appelle les autres États à user de leur influence pour demander aux autorités égyptiennes de contenir leurs partisans.

«Le vice-président Omar Suleiman a été nommé pour faire face à la crise actuelle. Il doit se montrer à la hauteur de ses responsabilités en réagissant à la violence organisée que nous voyons dans les rues, a déclaré Salil Shetty.»

Omar Suleiman se doit d’intervenir, il en va de la crédibilité des engagements qu’il a pris au niveau national et international. Parallèlement, il faut que les pays entretenant des liens étroits avec l’Égypte usent de leur influence sur les autorités égyptiennes pour faire cesser les violences.

Ils doivent faire clairement savoir que ne pas protéger les manifestants pacifiques contre les violences, les arrestations arbitraires et autres atteintes aux droits humains porterait gravement atteinte aux relations entre ces pays et l’Égypte.

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