Des partisanes du président déchu Mohamed Morsi dans un hôpital au Caire, le 14 août 2013. © Ed Giles/Getty Images
Des partisanes du président déchu Mohamed Morsi dans un hôpital au Caire, le 14 août 2013. © Ed Giles/Getty Images

Égypte, massacre du 14 août Amnesty International demande une enquête de l'ONU

17 août 2013
Suite au bain de sang du 14 août, le bilan des morts s'élève à bien plus de 600 personnes, et il ne fait que s'alourdir. Les témoignages récoltés par l’équipe d’Amnesty International sur le terrain montrent que les forces de sécurité ont fait usage d'une force excessive contre des manifestants.

Les résultats des entretiens menés ces derniers jours par Amnesty International avec de nombreux témoins ainsi qu’avec du personnel médical sont clairs: Les forces de sécurité ont fait usage injustifié d'armes létales et n'ont pas respecté leurs promesses de permettre aux blessés d'être évacués en toute sécurité.

Lire les témoignages (en anglais)

«D'après les premiers témoignages et autres éléments de preuves que nous avons rassemblés, il semble n'y avoir guère de doute sur le fait que les forces de sécurité ont agi avec un mépris flagrant de la vie humaine. Il est nécessaire d'entamer de toute urgence des investigations complètes, qui seront à la fois indépendantes et impartiales», a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen Orient et Afrique du Nord d'Amnesty.

Violence excessive

Quand certains manifestants ont fait usage de violence, la réponse des autorités a été largement disproportionnée. Apparemment celles-ci n'ont pas fait de différence entre les manifestants violents et non violents. Des passants avaient également été pris dans le feu des violences.

Les forces de sécurité ont eu recours à la force létale même quand cela ne se justifiait pas pour protéger des vies ou empêcher des blessures graves - ce qui constitue une violation claire de la législation et des normes internationales.

Amnesty International demande une enquête complète, indépendante et impartiale sur les affrontements par des expertes et experts de l'Onu.