Les manifestantes ne sont pas à l’abri des agressions sexuelles. © Amnesty International
Les manifestantes ne sont pas à l’abri des agressions sexuelles. © Amnesty International

Égypte Nouvelles agressions contre des femmes sur la place Tahrir

3 juillet 2013
Un an après l’entrée en fonction du président Mohammed Morsi, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues en Egypte. De violents affrontements entre opposants et partisans du président ont eu lieu, causant plusieurs morts et de nombreux blessés.

Les policiers sont souvent restés en retrait et n'ont pas su contenir les débordements violents en marge des rassemblements pacifiques. Signe particulièrement préoccupant, les femmes venues soutenir les manifestations sont devenues les cibles de violences sexuelles, tout comme en janvier 2013. La chercheuse d’Amnesty sur place, Diana Eltahawy, ainsi que les organisations pour la protection des femmes dans le secteur de la place Tahrir, ont déjà recensé 40 cas d'agressions sexuelles graves.

Plus de détails sur le blog de Diana Eltahawy (en anglais)

Action sur Twitter à l’intention des partis politiques

Au lieu de condamner sévèrement ces agressions sexuelles, les partis politiques exploitent les incidents pour discréditer leurs opposants politiques. C’est pourquoi Amnesty International se lance dans une action globale sur Twitter adressée aux dirigeants des partis.

L’armée, une lueur d'espoir?

L'armée – sur laquelle reposent beaucoup d'espoirs – traîne ses propres casseroles en matière de droits humains. Amnesty a publié divers rapports sur les violations graves de ces droits par des militaires, lorsque l’armée était en charge après la chute de Moubarak. Cette dernière s’est rendue coupable d’opérations violentes contre les manifestants, d’arrestations arbitraires et de tortures ainsi que de procès inéquitables militaires contre les civils.

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