Iran Halte à la condamnation à mort d’un prétendu espion

10 janvier 2012
Amir Hekmati, un ressortissant des Etats-Unis qui a été condamné à mort pour espionnage, ne doit pas être condamné, affirme Amnesty International. Les prisonniers politiques en Iran risquent à tout moment d’être exécutés.

Amnesty International critique la condamnation d’Amir Hekmati, binational iranien et étatsuniens, condamné à mort à Téhéran pour avoir été un prétendu espion de la CIA.

Dès son emprisonnement en août 2011, Amir Hekmati s’est vu retiré son droit à contacter sa famille, son droit à un avocat ainsi qu’à la représentation consulaire. Il a en outre été forcé à participer à une «confession» télévisée avant son procès, ce qui indique une violation supplémentaire de ses droits.

«Comme de nombreux autres détenus en Iran, Amir Hekmati n’a pas reçu de procès équitable et nous doutons du timing et des circonstances politiques de cette décision », a affirmé Ann Harrison, directrice ad intérim pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord d’Amnesty International. Cette condamnation tombe dans une période de tensions accrues entre l’Iran et les États-Unis.

Une vague d’exécutions

“Nous savons par expérience que les autorités iraniennes intensifient les exécutions de prisonniers politiques –y compris de binationaux-durant les périodes politiques sensibles  et nous craignons que l’exécution de Hekmati n’ait lieu dans les jours ou semaines qui suivent », soutient Ann Harrison.

D’autres exécutions sont à craindre à l’approche des élections parlementaires de mars 2012.  Les autorités iraniennes ont exécuté des prisonniers politiques pendant le mois de janvier des deux années précédentes, en lien avec les manifestations qui avaient suivi l’élection présidentielle disputée de 2009. « La vie des prisonniers politiques se trouvant dans le couloir de la mort ne tient qu’à un fil ».