La professeure d'anthropologie Homa Hoodfar, connue pour son travail sur les questions relatives à la condition des femmes, avait été arrêtée le 6 juin 2016. © DR
La professeure d'anthropologie Homa Hoodfar, connue pour son travail sur les questions relatives à la condition des femmes, avait été arrêtée le 6 juin 2016. © DR

Iran La professeure d’anthropologie, Homa Hoodfar libérée

La professeure d’anthropologie irano-canadienne, Homa Hoodfar a été remise en liberté le 26 septembre 2016. Elle avait été placée en détention de façon arbitraire dans une prison de Téhéran, depuis plus de trois mois et demi, et n’avait accès à sa famille et à son avocat que de façon très limitée.

Amnesty International considérait Homa Hoodfar comme une prisonnière d'opinion, arrêtée sur la base de fausses accusations liées à la sécurité nationale. Elle était maintenue en détention à l'isolement dans la prison d'Evin, à Téhéran, placée sous le contrôle des pasdaran (gardiens de la révolution). Durant cette période, son état de santé, et le fait qu'elle n'ait pas eu accès à des soins médicaux adéquats, ont suscité de graves inquiétudes. Amnesty International a mené un travail de pression auprès des autorités iraniennes pour qu'elles la libèrent immédiatement et sans condition, avec une pétition qui a recueilli plus de 50 000 signatures.

État de santé préoccupant

«Nous sommes ravis de savoir que Homa Hoodfar, qui était incarcérée en Iran, a été remise en liberté. Cela représente une victoire morale pour elle, ainsi que pour sa famille et les dizaines de milliers de membres et de sympathisants d'Amnesty International qui ont mené un travail de pression en vue d'obtenir sa remise en liberté, a déclaré Alex Neve, secrétaire général d'Amnesty International Canada.

«Nous attendons de recevoir de plus amples informations de la part de la famille d'Homa Hoodfar, mais nous restons très préoccupés par les conséquences qu'ont pu avoir sur sa santé plusieurs mois de détention arbitraire à l'isolement.»

Privée de soins médicaux

Homa Hoodfar, qui est professeure d'anthropologie à l'Université Concordia, a été arrêtée le 6 juin 2016 et maintenue en détention à l'isolement la plupart du temps durant son incarcération à la prison d'Evin. Elle a été privée des soins médicaux spécialisés dont elle a besoin en raison des troubles neurologiques dont elle souffre. Dans un rapport récent, Amnesty International a exposé des informations sur la pratique courante en Iran qui consiste à priver des détenus de soins médicaux et qui représente une méthode de torture, ainsi que sur d'autres formes de mauvais traitements. Le mois dernier, la famille de Homa Hoodfar a signalé qu'elle avait été hospitalisée en raison d'une nette aggravation de son état de santé durant sa détention à la prison d'Evin.

 

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