Yasaman Aryani Yasaman Aryani

Iran Action poétique contre le port du voile

08.03.2020
Le 8 mars 2019, Yasaman Aryani a osé protester contre le port obligatoire du voile en Iran. Pourtant, l'État ne tolère aucune critique des lois hostiles aux femmes : elle est actuellement en prison. Amnesty International s'engage en faveur de Yasaman, avec déjà un certain succès. Nous lançons maintenant une nouvelle action de lettres pour exiger la libération immédiate de Yasaman !

Engagez-vous pour Yasaman et participez à cette action de lettres

Des fleurs généreusement offertes et un foulard enlevé : deux gestes simples que Yasaman Aryani a osé faire en public dans un train en Iran. C’était lors de la Journée internationale des femmes de 2019. Les cheveux découverts, la jeune femme a courageusement défié la législation iranienne sur le port obligatoire du voile, en distribuant, avec sa mère Monireh Arabshahi des fleurs aux femmes. Une vidéo de l’action montre comment Yasaman offre une fleur à une femme portant le voile en lui disant qu’elle espère pouvoir un jour marcher dans les rues avec elle : « moi sans le hijab et toi avec ». La vidéo s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux.

Un mois plus tard, les autorités iraniennes ont arrêté Yasaman et lui ont fait subir un interrogatoire intense. On lui a demandé d’« avouer » que des étrangers étaient derrière ses activités militantes et de « se repentir » de ses actions, faute de quoi ses ami·e·s et sa famille seraient arrêté·e·s. Ce n’était pas des menaces en l’air : sa mère a également été arrêtée. Le 31 juillet 2019, Yasaman a appris avec stupeur qu’elle et sa mère étaient condamnées à 16 ans de prison, simplement pour avoir demandé que les femmes en Iran soient libres de s’habiller comme elles le souhaitent.

Vos lettres changent des vies

Dans le cadre du marathon des lettres 2019, nous avons demandé aux autorités iraniennes de la libérer. En février 2020, nous avons appris que la cour d'appel de Téhéran a réduit la peine de Yasaman Aryani et de sa mère Monireh Arabshahi à 9 ans et 7 mois. Selon la loi iranienne, elles doivent purger au moins cinq ans et demi de cette peine.

La réduction de la peine est un pas important dans la bonne direction, mais ce n'est pas suffisant. Les avocat·e·s de Yasaman devraient faire appel.

Ecrivez une lettre aux autorités iraniennes

Nous voulons continuer à faire pression sur le gouvernement iranien. Exigez avec nous la libération de Yasaman : envoyez s’il vous plaît une lettre à la Mission permanente de l’Iran auprès des Nations unies à Genève.

Montrez à Yasaman que vous la soutenez

Prenez-vous en photo ou filmez-vous en agissant comme Yasaman en distribuant des fleurs ou en exposant vos cheveux au soleil, au vent ou à la pluie. Publiez ces images sur vos réseaux sociaux avec les hashtags #FreeYasaman et #WriteForRights. Instagram est particulièrement populaire en Iran.