Lettre contre l'oubli: Kamal al-Labwani Pas de libération malgré l'amnistie présidentielle

Le prisonnier d'opinion syrien Kamal al Labwani pourrait voir sa peine de 15 ans d’emprisonnement réduite à la faveur de l’«amnistie générale» prononcée par le président syrien, Bachar el Assad, le 31 mai dernier. Des dizaines d'autres détenu·e·s politiques doivent être relâché·e·s mais la libération de Kamal al Labwani n’est pas prévue.

Kamal al-Labwani. Kamal al-Labwani. © AI

Kamal al Labwani, médecin, a été arrêté le 8 novembre 2005 après s’être entretenu avec des organisations de défense des droits humains et des représentant·e·s de gouvernements en Europe et aux États-Unis, d’où il a lancé un appel en faveur d’une réforme démocratique pacifique en Syrie. Après son arrestation, il a été détenu sans pouvoir communiquer avec sa famille ni consulter un avocat pendant quatre jours. Pendant cette période il a en outre été menacé, giflé et privé de nourriture.

Le 11 mai 2007, le tribunal pénal de Damas l’a condamné à une peine de douze ans d’emprisonnement pour «complot ou communication avec un pays étranger en vue de l’inciter à attaquer la Syrie». Il a été condamné le 23 avril 2008 à une peine supplémentaire de trois ans d’emprisonnement pour «diffusion de nouvelles fausses ou exagérées susceptibles de porter atteinte à la moral du pays». Ce chef d’accusation est lié à des propos qu’il aurait tenus dans sa cellule de prison.

Kamal al Labwani est détenu dans la prison centrale de Damas, où les conditions d’incarcération sont déplorables. Il partage une cellule surpeuplée avec des prisonniers de droit commun. Contrairement à eux, Kamal al Labwani n’est pas autorisé à regarder la télévision ou à se rendre à la bibliothèque de la prison. Les visites de sa famille et de son avocat sont surveillées de près.

Kamal al Labwani avait déjà purgé une peine de trois ans entre 2001 et 2004 pour son implication dans le mouvement pacifique en faveur d’une réforme appelé le «Printemps de Damas».


Revendications de l'action terminée

 

Monsieur le Président,

Le prisonnier d'opinion syrien Kamal al Labwani pourrait voir sa peine de 15 ans d’emprisonnement réduite à la faveur de

l’«amnistie générale» prononcée par le président syrien, Bachar el Assad, le 31 mai dernier. Des dizaines d'autres détenu·e·s politiques doivent être relâché·e·s mais la libération de Kamal al Labwani n’est pas prévue.

Kamal al Labwani, médecin, a été arrêté le 8 novembre 2005 après s’être entretenu avec des organisations de défense des droits humains et des représentant·e·s de gouvernements en Europe et aux États-Unis, d’où il a lancé un appel en faveur d’une réforme démocratique pacifique en Syrie. Après son arrestation, il a été détenu sans pouvoir communiquer avec sa famille ni consulter un avocat pendant quatre jours. Pendant cette période il a en outre été menacé, giflé et privé de nourriture.

Le 11 mai 2007, le tribunal pénal de Damas l’a condamné à une peine de douze ans d’emprisonnement pour «complot ou communication avec un pays étranger en vue de l’inciter à attaquer la Syrie». Il a été condamné le 23 avril 2008 à une peine supplémentaire de trois ans d’emprisonnement pour «diffusion de nouvelles fausses ou exagérées susceptibles de porter atteinte à la moral du pays». Ce chef d’accusation est lié à des propos qu’il aurait tenus dans sa cellule de prison.

Kamal al Labwani est détenu dans la prison centrale de Damas, où les conditions d’incarcération sont déplorables. Il partage une cellule surpeuplée avec des prisonniers de droit commun. Contrairement à eux, Kamal al Labwani n’est pas autorisé à regarder la télévision ou à se rendre à la bibliothèque de la prison. Les visites de sa famille et de son avocat sont surveillées de près.

Kamal al Labwani avait déjà purgé une peine de trois ans entre 2001 et 2004 pour son implication dans le mouvement pacifique en faveur d’une réforme appelé le «Printemps de Damas».

Kamal al Labwani n’a pas bénéficié d'un procès équitable, les allégations concernant les actes de torture et les autres mauvais traitements qu’il aurait subis en détention n’ont pas fait l’objet d’une enquête. Je suis très préoccupé·e par cette situation et vous exhorte, Monsieur le Président, à donner l'ordre de la libération immédiate et sans condition de Kamal al Labwani et des autres prisonniers et prisonnières d'opinion en Syrie, y compris celles et ceux qui sont détenu·e·s pour avoir participé pacifiquement aux protestations populaires actuelles.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma haute considération.

Cette lettre fait partie des Lettres contre l’oubli d'août 2011. | Retour au sommaire des Lettres contre l’oubli | Télécharger le fichier Word| S'inscrire pour recevoir un e-mail chaque mois avec les nouvelles lettres