Le Conseil de sécurité des Nations unies est resté virtuellement silencieux au sujet de la violente répression en Syrie depuis mars 2011. © AP Graphics Bank
Le Conseil de sécurité des Nations unies est resté virtuellement silencieux au sujet de la violente répression en Syrie depuis mars 2011. © AP Graphics Bank

Syrie Double veto au Conseil de sécurité: la population syrienne trahie

6 février 2012
La décision de la Russie et de la Chine d’apposer leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, pourtant de faible portée et alors même que l’armée syrienne venait de lancer un assaut sur une zone résidentielle de Homs qui a fait de très nombreuses victimes, trahit cruellement et honteusement la population syrienne.

«Cette utilisation de leur droit de veto par la Chine et la Russie est totalement irresponsable, a déclaré le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty. Il est atterrant que ces deux pays aient bloqué l’adoption d’une résolution dont le contenu était déjà d’une portée extrêmement limitée.»

«Après une nuit où le monde entier avait pu voir les souffrances de la population de Homs, l’attitude de ces deux membres du Conseil de sécurité est particulièrement choquante.»

À l’exception, en août 2011, d’une déclaration présidentielle condamnant les violations des droits humains, le Conseil de sécurité n’est pas intervenu sur la crise en Syrie depuis le début du soulèvement en mars 2011.

Amnesty International a déclaré qu’elle allait continuer d’exercer des pressions sur les membres du Conseil pour qu’ils soumettent la situation de la Syrie à la Cour pénale internationale, imposent un embargo général sur les armes à destination du pays, et mettent en place un gel des avoirs de Bachar el Assad et d’autres hauts responsables.