Tunisie: Action lettre pour Manal Boualagi Une jeune mère tuée

Manal Boualagi, une jeune femme de 26 ans, mère de deux enfants, a été abattue le 9 janvier 2011 à Regueb, une petite ville de la province de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie. Elle rentrait ...

Tunisie.jpg La mère de Manal Boualagi. © AI

Manal Boualagi, une jeune femme de 26 ans, mère de deux enfants, a été abattue le 9 janvier 2011 à Regueb, une petite ville de la province de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie. Elle rentrait à pied de chez sa mère avec ses enfants et une parente quand, soudainement, elle a crié et s'est effondrée. Le médecin qui a examiné son corps a indiqué à Amnesty International que les blessures par balle sur sa poitrine laissaient penser que les coups de feu avaient été tirés par un tireur embusqué dans un bâtiment assez proche.

Cinq personnes ont été tuées ce jour-là à Regueb, après que la police a recouru à la force meurtrière contre des manifestant·e·s. La famille de Manal Boualagi a accusé deux agents des forces de sécurité d'avoir donné l'ordre de tirer sur les manifestant·e·s à Regueb le 9 janvier, ce qui a entraîné la mort de la jeune femme. Un des deux agents a été interrogé par un juge d'instruction militaire puis placé en détention. L'autre a refusé de comparaître devant un tribunal et il est toujours en liberté. Deux ans après les faits, la famille de Manal Boualagi attend toujours d'obtenir justice.


Proposition de lettre et revendications


Monsieur le Ministre,

Manal Boualagi, une jeune femme de 26 ans, mère de deux enfants, a été abattue le 9 janvier 2011 à Regueb, dans la province de Sidi Bouzid. Elle rentrait à pied de chez sa mère avec ses enfants et une parente quand soudainement elle a crié et s'est effondrée.

Le médecin qui a examiné son corps a indiqué à Amnesty International que les blessures par balle sur sa poitrine laissaient penser que les coups de feu avaient été tirés par un tireur embusqué depuis un bâtiment assez proche.

Cinq personnes ont été tuées ce jour-là à Regueb, après que la police a recouru à la force meurtrière contre des manifestant·e·s. La famille de Manal Boualagi a accusé deux agents des forces de sécurité d'avoir donné l'ordre de tirer sur les manifestant·e·s à Regueb le 9 janvier, ce qui a entraîné la mort de la jeune femme. Un des deux agents a été interrogé par un juge d'instruction militaire puis placé en détention. L'autre a refusé de comparaître devant un tribunal et il est toujours en liberté.

Deux ans après les faits, la famille de Manal Boualagi attend toujours d'obtenir justice.

Je suis très préoccupé·e par cette situation et je vous demande, Monsieur le Ministre, de veiller à ce que la famille de Manal Boualagi obtienne justice et réparation, ainsi que toutes les informations relatives aux investigations menées sur sa mort. Les responsables présumés de sa mort doivent être jugés dans le respect des normes d’équité des procès et sans qu'il soit recouru à la peine de mort.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de ma haute considération.


Lettre courtoise (en français ou en anglais) à:

Samir Dilou, Ministre des Droits de l’homme et de la Justice transitionnelle
Ministère des Droits de l’homme et de la Justice transitionnelle
Rue du 2 mars 1934 - Le Bardo 2000
Tunis
Tunisie
Fax : +216 71 662 255

Copie à:

Ambassade de Tunisie
Kirchenfeldstrasse 63
3005 Berne

Fax: 031 351 04 45
E-mail: at.berne@bluewin.ch

Cette lettre fait partie des Lettres contre l'oubli de février 2013. Retour au sommaire des Lettres contre l'oubli | Télécharger le fichier Word | S'inscrire pour recevoir un e-mail chaque mois avec les nouvelles lettres.