© Pierre-Yves Brunaud / Picturetank
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Flash Action Refugees Europe La forme de militantisme la plus rapide

1er décembre 2016
Dans le domaine de la migration, il existe de plus en plus de cas où il faut agir rapidement. Il peut s’agir de la menace d’expulsion d’une personne, d’un bateau de réfugié·e·s en détresse ou d’encore bien d’autres situations tragiques. C’est pour ce type de cas que la Flash Action a été développée.

Grâce à elle, un cas peut être connu dans les 72 heures qui suivent, afin qu’une action à l’échelle européenne puisse se déployer. À travers le réseau Asile & Migration, nous vous envoyons régulièrement un e-mail pour exercer de la pression sur les gouvernements. Ce même type d’e-mail vous demandera désormais de partager notre post sur le cas en question sur Facebook, de tweeter, d’écrire un e-mail ou une lettre aux autorités, ou de participer à une action de rue. La fréquence devrait être d’un cas tous les un à deux mois. Cela variera bien entendu en fonction des évolutions réelles.

Désirez-vous être informé·e dans le futur des cas liés à la Flash Action pour réfugié·e·s ? Inscrivez-vous ici à notre Newsletter Asile & Migration.

Répétition générale réussie

La première intervention a déjà eu lieu. Suite à l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, le jeune Syrien Noori[i], 21 ans, aurait dû être le premier réfugié renvoyé de force en Turquie depuis la Grèce. Dans le cadre de la Flash Action, des mails ont été envoyés au premier ministre grec, et de nombreuses personnes ont relayé les informations concernant ce cas à travers des posts sur Facebook et Twitter. En l’espace de quelques jours seulement, Amnesty a pu s’engager pour le jeune homme. La décision finale des autorités grecques n’est pas encore connue.

Noori est arrivé le 28 juillet 2016 en Grèce, où il a déposé une demande d’asile. Sa demande a été déclarée irrecevable en première instance et en appel au motif que la Turquie est un «pays tiers sûr». Cette décision tombe alors que la Turquie viole effrontément les piliers centraux de la Convention relative au statut des réfugié·e·s, notamment le principe de non-refoulement. Noori a quitté la Syrie le 9 juin 2016 et n’a réussi à entrer en Turquie qu’à sa quatrième tentative. Les deux premières fois, il a été arrêté par la police turque et passé à tabac par des militaires turcs avant d’être renvoyé en Syrie. Il n’a, selon ses dires, pas de proches en Turquie.

[i] Prénom modifié