SOS Europe Des centaines de personnes seraient mortes dans un nouveau naufrage

19 avril 2015
Le chavirement d’un bateau transportant des réfugiés et des migrants en Méditerranée pourrait avoir entraîné la mort de centaines de personnes. Il s’agit d’une tragédie imputable à l’homme qui aurait très bien pu être évitée, a déclaré Amnesty International.

Un bateau ayant la capacité de transporter plusieurs centaines de réfugiés et migrants – selon les garde-côtes italiens – a chaviré dans la matinée du dimanche 19 avril 2015 au large des côtes libyennes. L’embarcation avait lancé un appel de détresse au centre de coordination de sauvetage maritime situé à Rome, qui a demandé à un navire marchand portugais de répondre à cet appel.

Seules vingt-huit personnes secourues

Jusqu’à présent, vingt-huit personnes ont été secourues et vingt-quatre corps ont été repêchés, selon les garde-côtes italiens. Une opération de sauvetage mobilisant dix-sept navires ainsi que des moyens aériens est en cours.

«Nous assistons en Méditerranée à une tragédie imputable à l’homme d’une ampleur épouvantable. Ce dernier naufrage est un véritable choc, mais il n’a rien de surprenant», a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.

Opération humanitaire urgente

«Les navires de commerce et leurs équipages ont courageusement tenté de combler le manque chronique d’équipes de recherche et de sauvetage spécialisées, mais ils ne sont pas conçus, équipés ni formés pour le sauvetage en mer. Il est grand temps que les gouvernements européens prennent leurs responsabilités et qu’ils déclenchent en urgence une opération humanitaire multilatérale pour sauver des vies en mer.»

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