Près de 75% des personnes interrogées âgées entre 18 et 35 ans se disent prêtes à accueillir des réfugiés dans leur pays. © WEF Global Shapers annual survey 2017
Près de 75% des personnes interrogées âgées entre 18 et 35 ans se disent prêtes à accueillir des réfugiés dans leur pays. © WEF Global Shapers annual survey 2017

Sondage WEF Les gouvernements ne sont pas en phase avec les citoyens sur la question des réfugiés

Communiqué de presse publié le 28 août 2017, Londres/Genève. Contact du service de presse
Un nouveau sondage publié par le World Economic Forum (WEF) sur l’attitude des jeunes envers les réfugiés révèle que les gouvernements ne sont pas en phase avec leurs citoyens.

Selon l'enquête annuelle de Global Shapers, la vaste majorité (72,6%) des personnes interrogées âgées entre 18 et 35 ans se disent prêtes à accueillir des réfugiés dans leur pays. Plus d'un quart – 27,3% – déclarent qu'elles les accueilleraient même sous leur propre toit.

«Les gens qui fuient les violences et les persécutions dans le monde ont maintes fois vu les portes se refermer devant eux, les gouvernements des pays riches affirmant qu'ils ne peuvent pas les aider. Les recherches du World Economic Forum montrent que les jeunes ne sont pas de cet avis et sont consternés par l'attitude insensible de leurs dirigeants», a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International.

«[...] de nombreux gouvernements ne se montrent toujours pas à la hauteur de leurs timides engagements en matière de réinstallation [...].» - Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International

«Près de deux ans après que la photo d'Alan Kurdi a choqué le monde entier, de nombreux gouvernements ne se montrent toujours pas à la hauteur de leurs timides engagements en matière de réinstallation, et 2017 s'annonce comme l'année la plus meurtrière pour les migrants et les réfugiés qui traversent la Méditerranée. Pourtant, ce n'est pas une fatalité: bien trop souvent, ce sont les lois et les politiques qui sont les principaux obstacles aux réactions d’empathie des simples citoyens.»

I Welcome

En 2016, Amnesty International a publié son propre sondage dans le cadre de sa campagne «I Welcome»!, selon lequel quatre personnes sur cinq se disaient prêtes à accueillir des réfugiés dans leurs pays. Les résultats du sondage du World Economic Forum montrent que peu de choses ont changé.

À la question de savoir ce que les gouvernements doivent faire au sujet des réfugiés, plus de la moitié des personnes interrogées (55%) ont répondu qu’ils devraient «tenter d'intégrer les réfugiés dans la main d'œuvre nationale». Seuls 3,5% estiment qu’ils devraient les «expulser».

Il est à noter qu’aux États-Unis, 85% des jeunes affirment qu'ils accueilleraient des réfugiés dans leurs pays, soit une augmentation de plus de 10% par rapport à l'enquête de l'an dernier. «Cela dément l'assertion de Donald Trump, persuadé que sa rhétorique haineuse anti-réfugiés fait écho à l’opinion de la population américaine. Il est encourageant de constater que nombre de jeunes résistent aux propos toxiques du président Donald Trump – et il est vital que leurs voix soient entendues», a déclaré Salil Shetty.

Notes aux rédacteurs

La campagne «I Welcome!» d’Amnesty International demande à tous les gouvernements de faire davantage pour garantir la protection des réfugiés et veiller à ce qu’ils jouissent de leurs droits fondamentaux. Elle vise également à mettre en place une solidarité populaire avec les réfugiés, notamment par le biais de programmes menés au niveau local pour parrainer des réfugiés.