Bombes à sous-munitions Décision scandaleuse de la Commission de politique de sécurité

18 octobre 2011
Amnesty International est scandalisée par la décision prise par la Commission de politique de sécurité du Conseil national de ne pas entrer en matière sur la ratification de la Convention d’Oslo interdisant les bombes à sous - munitions. Par sa décision, la commission donne un signal extrêmement négatif, au mépri s de la tradition humanitaire de la Suisse et des dizaines de milliers de victimes des bombes à sous - munitions à travers le monde.

La Commission de politique de sécurité du Conseil national a, selon Amnesty International, pris une décision incompréhensible en refusant d’entrer en matière sur la question de la ratification de la Convention d’Oslo sur les bombes a sous-munitions. «En argumentant que notre armée à besoin de ce type d’armement pour assurer la sécurité de notre population, la commission se tire une balle dans le pied dès lors qu’il est notoire que l’immense majorité des victimes des bombes à sous-munitions sont des civils», a déclaré Alain Bovard, juriste à la Section suisse d’Amnesty International.

Chaque année, des centaines, voire des milliers de civils sont victimes de bombes à sous-munitions dans le monde. «C’est se moquer de ces personnes que de refuser d’interdire la fabrication et l’usage de ces engins qui frappent de manière indiscriminée», a encore déclaré Alain Bovard. «Il ne reste plus qu’à espérer que l’indignation soit suffisamment forte pour que la Chambre du peuple contredise sa commission et accepte, comme l’a déjà fait à l’unanimité le Conseil des Etats, de ratifier la convention».

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