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Ingérence gouvernementale sur Internet Big Brother a toujours raison

18 septembre 2014
Des gouvernements du monde entier prennent le contrôle d’Internet pour réprimer la libre expression en ligne, censurer les informations relatives aux violations des droits et surveiller les internautes de manière non ciblée au nom de la sécurité nationale.

Figurent ci-après quelques exemples choquants de l’ingérence et de la surveillance exercées par les autorités sur Internet, sélectionnés afin d’illustrer l’ampleur et la gravité du problème, que ce soit dans des pays développés ou en développement.

Les chiffres de l’ingérence gouvernementale sur Internet

Le saviez-vous?

La France a introduit la Loi de programmation militaire, un nouveau texte qui autorise l’interception de communications en ligne sans que cela ne nécessite de mandat.

L’Autorité des télécommunications du Pakistan a demandé à Twitter de bloquer les tweets «blasphématoires». Après avoir brièvement accepté, Twitter est revenu sur sa décision au bout de quelques semaines, face à la forte réaction de la société civile et des utilisateurs des médias sociaux, notamment sur Twitter (5). Facebook est régulièrement bloqué par les autorités pakistanaises en raison de contenus blasphématoires, et YouTube continue à être entièrement interdit pour le même motif.

La Thaïlande a bloqué YouTube après la publication de vidéos critiquant le roi de ce pays. En 2014, plusieurs utilisateurs de Facebook ont été arrêtés et poursuivis pour des publications considérées comme offensantes à l’égard de la monarchie. Même ceux qui ont «aimé» ces déclarations ont été menacés de poursuites.

Depuis 2013, les autorités saoudiennes ont intensifié leurs efforts de prévention du cybermilitantisme, en essayant de contrôler tous les médias sociaux ou d’interdire purement et simplement les applications chiffrées de type Skype, WhatsApp, Viber et Line.

Les services secrets éthiopiens utilisent des logiciels développés par des entreprises britanniques et allemandes qui permettent d’infecter un ordinateur et de le contrôler à distance. Ces outils permettent de prendre connaissance des dossiers d’un utilisateur, de ses informations personnelles et activités, notamment en relevant les caractères saisis sur le clavier de l’ordinateur afin d’obtenir ses mots de passe, et en allumant la webcam et le micro, transformant ni plus ni moins l’ordinateur en dispositif d’écoute (6).

En 2011, l’Iran a créé une cyberpolice chargée de lutter contre les «infractions commises sur Internet» et de prévenir certaines activités en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, qui représentent selon les autorités une menace à la sécurité nationale. Cet organe effectue un suivi des activités de certains internautes et arrête fréquemment des personnes pour leurs publications en ligne, bien que beaucoup d’entre elles n’aient fait qu’exercer leur droit à la liberté d’expression de manière pourtant pacifique.

 


 

(1). The Beijing News.

(2). The Washington Post.

(3). Reporters sans frontières.

(4). Reporters sans frontières.

(5). The New York Times.

(6). Human Rights Watch.

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