Le droit de décider sur son corps

Le 8 mars 2014, Amnesty International a lancé la campagne globale "My Body, My Rights". Elle vise à abolir les lois et pratiques discriminatoires qui mènent aux violations des droits sexuels et ...

Le 8 mars 2014, Amnesty International a lancé la campagne globale "My Body, My Rights". Elle vise à abolir les lois et pratiques discriminatoires qui mènent aux violations des droits sexuels et reproductifs dans le monde. Choisir son partenaire, décider si et quand avoir des enfants, s’informer sur les relations sexuelles, accéder aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris à la contraception et vivre libre de viol et de toute violence sexuelle sont des droits humains. Les Etats ont l’obligation de les faire respecter.

A l’heure actuelle, dans de nombreux pays, des gens sont persécutés pour les choix qu’ils font dans leur vie intime. Les complications durant la grossesse et l’accouchement, la violence domestique et le HIV/Sida continuent à figurer parmi les plus grandes causes de mortalité chez les jeunes.

Demandes au niveau international...

Lancée le 8 mars 2014, à l’occasion de la journée internationale de la femme, la campagne My Body, My Rights durera deux ans, jusqu’en décembre 2015. Les revendications d’Amnesty International s’adressent d’une part à la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) et à l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui ont prévu d’évaluer en 2014 le programme d’action des 20 dernières années en matière de droits sexuels et reproductifs.

Amnesty International exige que les acquis soient maintenus et renforcés pour que les droits sexuels et reproductifs soient partout reconnus comme des droits humains universels. La pétition «Toute personne a le droit de décider sur son propre corps» sera remise par le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, aux Délégué-e-s de la Conférence de réexamen «ICPD + 20» qui se déroulera à New York du 7 au 11 avril 2014.

...et à certains Etats en particuler

D’autre part, la campagne My Body, My Rights s'adresse aux gouvernements de 5 pays ou régions sur 5 continents : Le Népal, le Salvador, le Burkina Faso, le Maghreb et l’Irlande. A chaque fois, un thème spécifique est abordé. Au Népal, il s'agit des problèmes de santé que développent les femmes suite aux violations de leurs droits sexuels et reproductifs; au Salvador, la violence sexuelle et l'interdiction totale d'avorter; au Burkina Faso, le manque d'accès à la contraception et au planning familial; au Maghreb la faible protection légale des victimes de violence sexuelle; en Irlande, la régulation de l'interruption de grossesse.

Les droits des jeunes comme priorité

La campagne vise à encourager les jeunes à exiger le respect de leurs droits en matière de sexualité. Hommes et femmes doivent pouvoir décider librement sur leur corps, leur sexualité et leur santé, sans coercition ni contrôle étatique.