Manifeste pour le 8 mars

6 mars 2015
Les États du monde entier cherchent à contrôler les aspects les plus intimes de la vie des personnes – la sexualité, les relations, les grossesses et les naissances. Avec le lancement d’un «Manifeste» au niveau mondial, Amnesty International cherche à augmenter la pression sur les gouvernements, afin qu’ils respectent les droits sexuels et reproductifs et arrêtent de les démanteler.

 Dans ce manifeste, nous déclarons :

1)   Les relations sexuelles librement consenties ne constituent jamais un crime – quels que soient le sexe, l’orientation sexuelle, l'identité de genre ou la situation maritale des partenaires.

2)   L’information et l’éducation sur la sexualité et les relations humaines doivent être fondées sur des éléments scientifiques et être accessibles à toutes et à tous.

3)   L'accès à des services de santé de qualité, confidentiels et d'un prix abordable, y compris l’accès à la contraception, n'est pas un luxe – c'est un droit fondamental.

4)   Le fait de solliciter une interruption de grossesse – ou d'aider quelqu'un à en subir une – ne doit en aucun cas être sanctionné pénalement.

5)   Nous avons toutes et tous le droit de vivre à l'abri de toutes formes de violence, y compris de la violence sexuelle et du viol.

6)   Nous avons le droit de participer à l’élaboration des lois, des politiques et des programmes qui concernent nos droits sexuels et reproductifs

7)   Lorsque nos droits sexuels et reproductifs sont bafoués, nous avons le droit de dénoncer cette situation, d'exiger une enquête et des sanctions légalement appropriées.

Ces sept principes ne sont pas l'expression de simples convictions, mais des droits humains fondamentaux. Ces droits sont protégés par des normes internationales et sont juridiquement contraignants pour les États.

Il est grand temps que les États respectent concrètement leurs obligations. Ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons prendre nos propres décisions concernant notre corps, notre vie et notre avenir

Communiqué de presse du 6 mars 2015