Consultation interne Prostitution et droits humains

Janvier 2014
Quelle est la meilleure façon de traiter de la prostitution afin que les droits humains des travailleurs et travailleuses du sexe soient protégés ? Quelles régulations de la prostitution empêchent ou renforcent la traite d’êtres humains, la prostitution forcée et d’autres violations des droits humains dans ce domaine ? Une consultation interne est actuellement menée au sein d'Amnesty International afin de répondre à ces questions.

Partout dans le monde, les travailleurs et  travailleuses du sexe sont pris au piège dans un cercle vicieux d’exploitation, de discrimination et de violence, ce qui fait  d’eux un groupe social particulièrement vulnérable. Or, la manière dont leurs droits peuvent être protégés est sujette à d’importantes controverses. Selon les standards internationaux, la prostitution n’est pas une violation des droits humains en soi, mais elle le devient en cas de contrainte, de violence, de harcèlement, etc.

Amnesty International s’engage depuis longtemps contre la traite d’êtres humains, la prostitution forcée et l’exploitation de personnes mineures dans le domaine de l’industrie du sexe. Elle a d’ailleurs documenté les violations des droits des travailleurs et travailleuses du sexe dans de nombreux pays. Cependant, l’organisation ne possède jusqu’à présent pas de politique sur la prostitution en tant que telle. Une large consultation interne concernant un possible positionnement a ainsi été lancée l’année dernière. Ce processus, qui a suscité des débats intenses et controversés au sein du mouvement, nécessitera encore un certain temps jusqu'à l'adoption d'une politique définitive.