© Anne-Marie Pappas
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AI YOUTH Youth Task Force : la jeunesse en faveur du consentement dans le droit pénal sexuel

30 juillet 2021
Amnesty International, en collaboration avec l'organisation Santé Sexuelle Suisse, a mis en place une Youth Task Force composée de 13 jeunes très motivé·e·s, qui font campagne pour que les rapports sexuels non consentis soient reconnus comme des viols. Sur cette page, toutes les informations sur le groupe, ses membres et ses actions.
Pourquoi une Youth Task Force ? 

La Suisse révise son droit pénal sexuel obsolète en 2021. Le processus parlementaire bat son plein. La Youth Task Force accompagne ce processus par des actions de grande envergure en ligne et en vivant. Parce que la révision du droit pénal sexuel est extrêmement important et nous concerne tous∙tes, indépendamment de notre genre, notre sexe, notre âge ou notre origine. Nous, jeunesse, voulons que notre vision positive de la sexualité et de l'autodétermination sexuelle soit entendue. C'est aussi à notre génération de montrer à la Commission juridique du Conseil des États que seul un oui est vraiment un oui ! La commission juridique a la possibilité de s'engager en faveur de l'autodétermination sexuelle et de faire un pas en faveur d’une justice cohérente pour les personnes victimes de violences sexuelles.

Qui sont les membres de la Youth Task Force ?

Nous, membres de la Youth Task Force, sommes des militant·e·s d'Amnesty Youth et du réseau jeunesse de l'organisation Santé Sexuelle Suisse. Ce qui motive notre engagement est que nous voulons que justice soit rendue aux victimes de violences sexuelles. Nous voulons aussi que notre autodétermination sexuelle soit protégée et le droit pénal sexuel indique clairement à tous∙tes que le consentement mutuel est nécessaire pour toute activité sexuelle.

Les voix de la Youth Task Force

« Je m'engage pour une révision du droit pénal sexuel inclusive, qui prenne en compte la notion-clé du consentement et qui n'adosse pas la responsabilité aux personnes survivantes. En tant que future juriste, je considère que changer la loi est une étape fondamentale pour construire une société meilleure. » dit Elettra de la Youth Task Force. Naïma ajoute : « Je lutte pour un ‘oui c’est oui’ dans le droit pénal suisse afin que toute personne soit protégée juridiquement même en situation de ‘freezing’ qui l’empêche de se défendre ». Et Yoann souligne : « J'aimerais que les démarches pour porter plainte pour viol soient facilitées, pour le moment la loi dissuade les victimes de chercher de l'aide plus qu'elle ne dissuade les agresseur·euse·s de violer. »

Denis, Elettra, Fabienne, Gil, Katja, Laura, Mégane, Naïma, Naomi, Sophie, Stella, Vera, Yoann et Zineb vont passer les prochains mois à faire campagne pour une loi sur les infractions sexuelles moderne, et basée sur le consentement. Rejoignez-les et écoutez-les !

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