Prix Nobel de la paix 2013 Lutter contre les armes chimiques sans oublier le reste

14 octobre 2013
À l’annonce de l’attribution du prix Nobel de la paix à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, a réagi en ces termes :

«Voici un lauréat convaincant, et un choix qui réaffirme les principes internationaux contre le recours aux armes chimiques et d’autres armes interdites qui engendrent des souffrances incalculables.

«Cela rappelle à point nommé à tous les gouvernements et à ceux qui luttent dans le cadre de conflits armés que la guerre a des règles qui doivent être respectées. L’interdiction des armes chimiques est un exemple de ces règles essentielles qui visent à épargner la vie des civils.

«L’accord conclu récemment en Syrie était une initiative positive en vue d’éliminer l’arsenal chimique interdit du champ de bataille, mais ne doit pas nous faire perdre de vue l’extrême gravité de la crise des droits humains qui sévit dans le pays.

«Personne n’a encore été tenu pour responsable des crimes de guerre qui sont commis en Syrie, y compris les terribles attaques à l’arme chimique. Les armes classiques continuent d’être utilisées pour perpétrer des atrocités de masse. L’annonce faite aujourd’hui doit inciter la communauté internationale à mettre un terme aux violations massives en Syrie et à mettre en œuvre l’obligation de rendre des comptes pour les crimes de guerre imputables à toutes les parties au conflit.»