Ghana Expulsion forcée des Railway Dwellers d’Accra empêchée

13. Januar 2011
L’expulsion des ‘railway-dwellers’ d’Accra, annoncée par le gouvernement ghanéen début décembre 2010, n’a pas eu lieu. D’après la Section ghanéenne d’Amnesty International, les nombreuses lettres, emails et fax reçus par les autorités ont largement contribué à empêcher l’expulsion.

Une alerte a été lancée par Amnesty International le 10 décembre, via son mécanisme de prévention des expulsions forcées, pour tenter d’empêcher l’expulsion de milliers de personnes vivant le long des voies de chemin de fer dans le quartier d’Agbogbloshie à Accra. Le 1er décembre, les autorités locales leur avaient donné deux semaines pour quitter leurs maisons.

La Section ghanéenne d’Amnesty International est convaincue que les plus de 33'000 signatures récoltées en 4 jours, ajoutées aux lettres, emails et fax reçus directement par la Municipalité ont permis d’éviter les démolitions. Elles semblent avoir également incité les autorités locales à intégrer dorénavant les personnes concernées dans les discussions.

Amnesty Ghana et ses partenaires locaux ont remis au Ministre des Transports la pétition portant les 33 000 signatures et ont organisé le 11 décembre une discussion publique en signe de protestation contre l’expulsion. Plus de 100 personnes -résident·e·s de la communauté, représentant·e·s de la société civile, des divers ministères et des médias- ont participé au forum de discussion, qui se tenait le long des voies de chemin de fer.

D’après les premières estimations, notre action de prévention aurait donc permis de repousser durablement la menace d’une expulsion des habitant·e·s d’Agbogbloshie.