Expulsions forcées à Nairobi, Kenya. © AI
Expulsions forcées à Nairobi, Kenya. © AI

Kenya Pas d'accord entre la population et une société de chemin de fer

21 octobre 2011
Amnesty International a recueilli des informations sur de nombreuses expulsions à grande échelle effectuées au Kenya. Plus de 50 000 personnes installées le long des voies ferrées vivent toujours sous la menace d’une expulsion forcée.

En effet, la société des chemins de fer kenyans n’a toujours pas levé la mise en demeure de quitter les lieux dans un délai de 30 jours qu’elle a émise en mars 2010. Des négociations portant sur la réinstallation des habitants sont en cours entre les populations concernées et la société, mais aucun accord n’a été trouvé pour l’instant. Des expulsions forcées à plus petite échelle continuent à être pratiquées.

La nouvelle Constitution kenyane garantit le droit à un logement convenable, réinterprété dans deux affaires jugées par la Haute Cour. Celle-ci a ainsi considéré qu’il devait inclure une protection contre les expulsions forcées. Malgré cela, le gouvernement n’a pas encore mis en place de cadre juridique fixant les garanties qui doivent accompagner toutes les expulsions, alors qu’il s’était engagé à le faire en 2006 d’abord, puis plus tard dans des documents officiels comme la politique de 2009 relative aux terres (document de session n° 3 sur la politique nationale relative aux terres, gouvernement du Kenya, 2009). Il doit veiller à la mise en œuvre totale et effective de la garantie constitutionnelle concernant le droit à un logement convenable en interdisant les expulsions forcées, en adoptant des directives nationales sur les expulsions et en permettant à tous de bénéficier d’un degré minimum de sécurité d’occupation.

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