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Bélarus Le seul pays en Europe

5 décembre 2017
Le Bélarus est le seul pays d’Europe et d’Asie centrale qui applique encore la peine de mort.

Confidentialité : l’exécution de la sentence capitale est réalisée dans le plus grand secret. Les personnes condamnées à mort ne sont pas informées de la date de mise à mort et n’ont pas la possibilité de voir une dernière fois leur famille. Le droit interdit que le corps des personnes exécutées soit remis à leur famille et que le lieu des obsèques soit communiqué. Dans la mesure où les autorités ne publient pas d’information exhaustive sur l’application de la peine de mort, elles empêchent un débat public éclairé sur la thématique et, par conséquent, des avancées sur la voie de l’abolition de la peine de mort.

Procès inéquitable : les sentences de mort sont souvent prononcées à la suite de procès inéquitables qui s’appuient sur des « aveux » obtenus sous la contrainte. Certain·e·s condamné·e·s à mort sont exécuté·e·s, bien que le Comité des droits de l’homme des Nations Unies ait demandé au gouvernement de suspendre leur mise à mort pour la durée de l’examen du dossier.

Méthodes d’exécution : balles à l’arrière de la tête.

 

Alyaksandr Haryunou: Fusillé en dépit de la procédure en cours à l’ONU. 

Alyaksandr Haryunou est condamné à mort le 14 juin 2013 pour le meurtre d’une étudiante. Peu après, la condamnation à mort est suspendue et le tribunal est tenu de rendre un nouveau jugement. Le 24 décembre 2013, le tribunal le condamne une nouvelle fois à la peine capitale. L’avocat explique qu’il s’agit d’un procès inéquitable et que les informations sur sa santé mentale sont contradictoires. Le 4 novembre 2014, Alyaksandr Haryunou est exécuté par fusillade. Le cas d’Alyaksandr Haryunous est pourtant encore en suspens auprès du Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Ce dernier avait en effet demandé à ce que l’exécution soit suspendue jusqu’à ce qu’il ait statué sur le cas.  Cependant, les autorités du Bélarus n’ont pas répondu favorablement à cette demande. Ni les proches d’Haryunous, ni son avocat, n’ont été informé·e·s à l’avance de son exécution et n’ont eu la possibilité de le voir une dernière fois. Le jour même, sa mère a reçu les vêtements portés par son fils lors de l’exécution.