© P-A Cordey
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Rio 2016 Action «Opération Léman» contre la violence policière au Brésil

Les trois membres du groupe Hautes-Ecoles Lausannoises rancontent comment elles ont vécu leur première grande action.

Le 9 juillet, nous avons organisé au bord du lac Léman, à Ouchy, une action pour dénoncer la violence policière au Brésil en vue des Jeux olympiques (JO). Cette action symbolique réalisée au cœur de la capitale olympique a permis de sensibiliser les passant·e·s à cette problématique. Les organisatrices de l’action ont invité une quinzaine de nageurs et nageuses professionnel·l·es, qui ont accepté de s’engager et d’ainsi contribuer à lutter contre la violence à Rio de Janeiro, dont le taux s’élève jour après jour. Le concept : nager pendant 8000 secondes (2h13), un chiffre symbolisant, le nombre de victimes de violence policière à Rio de Janeiro ces dix dernières années. La tâche des militant·e·s et bénévoles d’Amnesty était de mettre en lumière les violations des droits humains commises au Brésil et d’attirer l’attention sur l’accroissement de cette violence à l’approche des JO.

L'action en détail

Peu avant midi et demi, nous avons retrouvé les autres membres d’Amnesty sur le Quai de Belgique comme convenu. C’est sans grande peine que nous avons repéré le stand Amnesty et sa bannière jaune. Présentation faites avec les autres membres, notre première tâche a été de gonfler les ballons Amnesty. Une fois le stand décoré, les choses sont très vites devenues sérieuses. En effet, avec les autres militant·e·s d’Amnesty nous avons entamé la récolte de signatures auprès des passant·e·s. Comme nous étions nombreux et nombreuses, ce chiffre s’est vite élevé à 321 signatures récoltées en seulement quelques heures. En parallèle, les athlètes effectuaient leurs traversées à la nage suivis par un pédalo au bord duquel se trouvaient Andreia, un membre de notre groupe Hautes-Ecoles Lausannoises (HEL), et une bénévole. De même que le stand, ce pédalo ne pouvait passer inaperçu: il était muni de deux banderoles chaque côté de où l’on pouvait lire: « Cinq anneaux pour Rio. Une flamme pour les droits humains », d’un côté et « Des athlètes s’engagent pour des JO sans violations », de l’autre.

 

 

Notre impression lors notre première action

En tant que nouveau groupe d’Amnesty il s’agissait de notre première action. Nous avions peu d’expérience dans le milieu. L’observation a donc été, primordiale pour effectuer les tâches par la suite. Bien évidemment, il n’a pas été simple d’approcher les passant·e·s. Il n’a pas non plus toujours été facile de les convaincre, certain·e·s d’entre eux/elles refusaient de signer en invoquant des raisons diverses comme une connaissance insuffisante du sujet, l’âge, ou encore le fait de ne pas être de la région. En moyenne, à chaque quinzaine de personnes interpellées, seulement trois ou quatre signatures étaient obtenues. Il a donc fallu persévérer et ne surtout pas se démoraliser. Mais cela a bien peu d’importance lorsque l’on observe le nombre de personnes ayant répondu avec intérêt à cette action. Ce feedback positif nous pousse à vouloir renouveler nos efforts.

Nous sommes heureuses d’avoir pu faire partie de cet évènement, d’autant plus qu’il marque le point de départ de notre action au sein de la famille Amnesty et nous sert de moteur pour la suite que nous souhaitons tout aussi réussie.

Tamara, Andreia et Jihane, groupe Hautes-Écoles Lausannoises