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| Agir jusqu'au 30 août 2026 |
Modèles de lettre
Frais d'envoi par poste :
Europe: CHF 1.90
Autres pays: CHF 2.50
Suisse (pour les copies à l'ambassade): courrier A: CHF 1.20 / courrier B: CHF 1.–
Envois par poste dans le monde: L'envoi de lettres par poste est possible dans presque tous les pays. Néanmoins, le service peut être suspendu temporairement. Nous essayons de mettre à jour les infos. Pour tenir compte des éventuelles limitations en vigueur, veuillez également consulter les infos de la Poste suisse: Restrictions de circulation ›
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Adresses
Directeur de l’Unité nationale de protection :
Augusto Rodríguez Ballesteros
Director Unidad Nacional de Protección
Carrera 44 No. 20-21
Bogotá, D.C.
Colombia
Copies à
Ambassade de la République de Colombie
Zieglerstrasse 29
3007 Berne
Fax: 031 350 14 09
E-mail: esuiza@cancilleria.gov.co
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Infos suivront prochainement ...
Plus d'info
Le Centre de recherche et d’éducation populaire / Programme pour la paix (CINEP/PPP) est une organisation colombienne de défense des droits humains et groupe de réflexion dont le siège se trouve à Bogotá. Depuis 1972, année de sa fondation par les Jésuites, le CINEP/PPP est l’une des principales organisations qui rassemblent des informations sur la violence politique en Colombie, la dénoncent et défendent les droits fondamentaux.
Le CINEP/PPP a lui-même subi cette violence politique. Régulièrement depuis de nombreuses années, il fait l’objet de menaces et d’attaques visant à intimider ses membres et à gêner leur travail en faveur des droits humains. En 1997, deux chercheurs du CINEP/PPP, Mario Calderón et Elsa Alvarado, ont été tués à Bogotá. Près de 30 années après, la Fiscalía General de la Nación (organe de l’État qui déclenche la procédure pénale, mène l’enquête et prononce l’inculpation) a qualifié cette attaque de crime contre l’humanité, mais elle reste impunie malgré des informations crédibles pointant la responsabilité d’agents de l’État et de forces paramilitaires dans cette affaire.
En tant qu’organisation de défense des droits humains et groupe de réflexion, le CINEP a toujours concentré ses actions sur les régions et populations touchées par la violence armée, la discrimination et la privation de droits fondamentaux en Colombie. Il travaille notamment dans le « bouchon du Darién » et le bassin du fleuve Atrato, deux régions du département du Chocó, sur la côte Pacifique de la Colombie.
Cette zone est depuis longtemps caractérisée par la présence de groupes armés, dont des mouvements de guérilla et des paramilitaires. Entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, les groupes paramilitaires collaborant avec l’Armée colombienne ont été à l’origine de déplacements forcés massifs et d’autres graves atteintes aux droits humains dénoncés par Amnesty International à l’époque.
Les forces paramilitaires ont déposé les armes au milieu des années 2000, tandis que les Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée du peuple (FARC-EP), un groupe de guérilla, ont maintenu une forte présence dans le département du Chocó jusqu’à leur propre démobilisation au début de l’année 2017, à la suite de l’Accord de paix de 2016. En 2017, Amnesty International a alerté à plusieurs reprises sur des actes violents touchant la population civile, notamment les communautés indigènes et afro-colombiennes, commis à la fois par des groupes paramilitaires dissidents et par l’Armée de libération nationale (ELN), un autre groupe de guérilla. Ces groupes ont comblé le vide laissé par la démobilisation des FARC-EP, révélant l’incapacité de l’État à tenir ses engagements de protection et de non-répétition dans le cadre de l’Accord de paix de 2016, qui a été soulignée par Amnesty International dans un rapport intitulé The Years of Solitude Continue. Colombia: the Peace Agreement and Guarantees of Non-Repetition in Chocó.
Depuis, de multiples entités allant d’institutions comme le bureau du défenseur des droits à diverses organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont dénoncé les exactions commises par des groupes armés tels que les Forces d’autodéfense gaïtanistes de Colombie, groupe composé de paramilitaires dissidents et devenu Armée gaïtaniste de Colombie (EGC), également appelé Clan du Golfe.
Le 25 juin 2025, le CINEP a publié son dernier rapport en date sur la situation en Colombie, dans lequel sont mis en évidence le contrôle territorial exercé par l’EGC dans le département du Chocó et sa tentative de reconfiguration du pouvoir local au détriment des communautés indigènes et afro-colombiennes.
Depuis, le CINEP a été visé par plusieurs déclarations stigmatisantes et intimidantes de la part de ce groupe armé, qui participe à des négociations publiques avec le gouvernement colombien. De nombreuses organisations de la société civile et le bureau de la défenseure des droits ont condamné ces déclarations menaçantes.
En détail
| Numéro UA: Date de parution | Actualisé le: Index: |
UA 057/26 15.06.2026 AMR 23/1058/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 30 août 2026 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english español |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Protect human rights organization CINEP
On 3 May 2026, the Gaitanista Army of Colombia (A.K.A. Gulf’s Clan) published an intimidatory statement against renowned human rights defence organization and think-tank Popular Research and Education Center - CINEP. Far from being an isolated event, this was at least the second time the Gaitanista Army of Colombia publicly intimidated and stigmatized CINEP in recent months. We call Colombian authorities to take measures to protect CINEP and its staff.
The Popular Research and Education Center / Programme for Peace (CINEP/PPP) is a Colombian human rights defence organization and think-tank based in Bogotá, Colombia. Since 1972, when it was founded by the Society of Jesus, CINEP/PPP has been one of the leading organizations documenting and denouncing political violence in the country and promoting human rights.
CINEP/PPP itself has been a target of Colombian political violence. Throughout the years, it has received threats and attacks as a way of intimidating them and hindering their human rights work. In 1997, CINEP/PPP researchers Mario Calderón and Elsa Alvarado were killed in Bogotá. Almost 30 years later, the Attorney General’s Office has declared the attack as a crime against humanity, but remains in impunity, even after credible declarations pointed towards State agents and paramilitary forces involvement in it.
As a human rights defence organization and think-tank, CINEP has historically focused its work on regions and communities affected by armed violence, discrimination and disenfranchisement in Colombia. This includes work in the Darién Gap and the Atrato River Basin regions in the department of Chocó, on the Colombian pacific coast.
This region has historically been affected by the presence of armed groups, including guerrilla and paramilitary groups. In the late 1990s and early 2000s, paramilitary groups operated in coordination with the Colombian Army, causing mass forced displacement and other serious human rights violations, as documented at the time by Amnesty International.
The paramilitary forces demobilized in the mid-2000s, while the FARC-EP guerrilla maintained a strong presence in the Chocó region until its own demobilization in early 2017 following the signing of the 2016 Peace Agreement. During 2017, Amnesty International repeatedly warned about violent acts affecting the civilian population, particularly Indigenous and Afro-descendant communities, committed both by dissident paramilitary groups and by the ELN guerrilla. These groups moved to fill the vacuum left by the FARC-EP’s demobilization, highlighting the State’s failure to fulfil its commitments to protection and non-repetition under the 2016 Peace Agreement, as noted in Amnesty International’s report The Years of Solitude Continue: Colombia, the Peace Agreement and Guarantees of Non-Repetition in Chocó.
Since then, institutions ranging from the State Ombudsman’s Office to various civil society organizations, including Amnesty International, have denounced abuses committed by armed groups such as the paramilitary dissidents, later known as the AGC («Autodefensas Gaitanistas de Colombia») and, more recently, the EGC («Ejército Gaitanista de Colombia»), also known as the Gulf’s Clan.
On 25 June 2025, CINEP published its latest report on the situation there, highlighting how the EGC exerted territorial control in the region and pushed to reconfigure local power in detriment of indigenous and afrocolombian communities.
Since then, CINEP has been subjected to several stigmatizing and intimidatory statements made by the armed group, who is in public negotiations with the Colombian government. Various civil society organizations, as well as the Ombudsman’s Office have rejected these threatening statements.
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Please take action before 30 August 2026.
You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a Word-file.