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Défendez les droits d'Ahmed Douma : envoyez une lettre d'appel par poste, e-mail, Tweetez/postez dans les réseaux sociaux (X/Twitter ouFacebook) ou par fax.
| Agir jusqu'au 27 octobre 2026 |
Modèles de lettre
Frais d'envoi par poste :
Europe: CHF 1.90
Autres pays: CHF 2.50
Suisse (pour les copies à l'ambassade): courrier A: CHF 1.20 / courrier B: CHF 1.–
Envois par poste dans le monde: L'envoi de lettres par poste est possible dans presque tous les pays. Néanmoins, le service peut être suspendu temporairement. Nous essayons de mettre à jour les infos. Pour tenir compte des éventuelles limitations en vigueur, veuillez également consulter les infos de la Poste suisse: Restrictions de circulation ›
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Adresses
Procureur général:
Public Prosecutor Mohamed Shawky Ayyad
Office of the Public Prosecutor
Madinat al-Rehab
Cairo
Arab Republic of Egypt
Fax: +202 2577 4716/
Twitter/X: @EgyptianPPO
E-mail: m.office@ppo.gov.eg
Facebook: https://www.facebook.com/ppo.gov.eg
COPIES À
President Abdelfattah al-Sisi
Office of the President, Al Ittihadia Palace
Cairo, Arab Republic of Egypt
Fax: +202 2391 1441
E-mail: p.spokesman@op.gov.eg
Twitter: @AlsisiOfficial
Salutation: Your excellency
Minister of Interior
Mahmoud Tawfiq
Ministry of the Interior
25 El Sheikh Rihan Street Bab al-Louk, Cairo, Egypt
Fax: +202 2794 5529
E-mail: center@iscmi.gov.eg oder E.HumanRightsSector@moi.gov.eg
Twitter: @moiegy
Salutation: Dear Minister
Botschaft der Arabischen Republik Ägypten
Elfenauweg 61
3006 Bern
Fax: 031 352 06 25
E-mail: eg.emb.bern@gmail.com
FB: https://www.facebook.com/eg.bern.embassy/
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Suggested messages:
Egyptian writer and prominent activist, Ahmed Douma, has been detained since 6 April 2026 and risks 5 more years in prison after already spending over a decade behind bars. He is targeted for refusing to be silenced & writing about unjust imprisonment and cruel detention conditions. Authorities must free him NOW & drop all charges. #FreeDouma
Ahmed Douma remains in detention for writing an article and posting on social media about cruel detention conditions. He must be freed NOW; in the meantime, he must be granted regular access to his family and lawyers & held in conditions meeting international standards. #FreeDouma
Hashtag:
#FreeDouma
Plus d'info
Militant de renom et écrivain détenu arbitrairement, Ahmed Douma comparaît devant le tribunal correctionnel du Nouveau Caire le 29 avril 2026 à la suite des investigations menées par le service du procureur général de la sûreté de l’État pour diffusion de «fausses informations». Ces accusations découlent de son article publié le 25 mars 2026 par Al Araby Al Jadeed au sujet des conséquences de l’incarcération inique sur la stabilité de l’État, ainsi que d’une publication sur les réseaux sociaux, du 29 mars, abordant les conditions de détention en Égypte. Depuis sa libération en août 2023, après plus d’une décennie passée en détention arbitraire à titre de sanction pour ses activités militantes et son rôle dans la Révolution du 25 janvier 2011, le parquet a ouvert sept enquêtes à son encontre, pour le punir d’avoir publié des contenus critiques sur Internet. S’il est déclaré coupable, il encourt cinq ans de prison. Ahmed Douma est détenu de manière arbitraire uniquement pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression; il doit donc être libéré immédiatement et sans condition.
Ahmed Douma est un poète, écrivain et militant égyptien, pris pour cible en raison de ses activités politiques et de son rôle de leader dans la Révolution du 25 janvier 2011, et de ses critiques ouvertes des gouvernements égyptiens successifs. Les forces de sécurité l’ont interpellé, alors qu’il était âgé de 25 ans, le 12 janvier 2012, en lien avec sa participation à un sit-in devant le siège du gouvernement. Remis en liberté trois mois plus tard, il a de nouveau été arrêté le 3 décembre 2013 dans le cadre d’une vague d’interpellations au lendemain de la promulgation de la loi sur les manifestations (Loi n° 107/2013) qui restreint le droit de réunion pacifique. Tout au long de sa détention, il a été soumis à la torture et à des mauvais traitements, notamment la privation délibérée de soins médicaux, et maintenu à l’isolement pendant des périodes prolongées, au total quatre ans et huit mois, entre décembre 2013 et janvier 2020. Ahmed Douma souffrait de graves douleurs dans différentes parties du corps du fait du confinement dans sa cellule pendant plus de 22 heures par jour, dans des conditions déplorables. Il souffre de douleurs aux genoux et au dos en raison du manque d’exercice et de l’absence de lit, voire de matelas, lorsqu’il était détenu à l’isolement. Il a également souffert d’hypertension, d’insomnie, de migraines constantes, de grave dépression et de crises de panique. En février 2015, il a été déclaré coupable et condamné à 15 ans d’emprisonnement en lien avec sa participation à des manifestations anti-gouvernementales à l’issue d’un procès manifestement inique à caractère politique destiné à le sanctionner pour ses activités militantes. En juillet 2020, la Cour de cassation, la plus haute juridiction en Égypte, a confirmé sa déclaration de culpabilité et sa peine. Le 19 août 2023, Ahmed Douma a été relâché à la faveur d’une grâce présidentielle, après avoir passé une dizaine d’années derrière les barreaux.
Depuis sa libération en 2023, Ahmed Douma est soumis à des interrogatoires par le service du procureur général de la sûreté de l’État dans le cadre de sept affaires distinctes, et fait l’objet de toute une série de mesures restrictives - interdiction arbitraire de voyager et obstacles pour s’inscrire à des études de troisième cycle notamment. Les autorités le prennent pour cible uniquement en raison de ses publications en ligne, qui dénoncent notamment les conditions dans les prisons égyptiennes et les restrictions imposées aux anciens détenus incarcérés pour des raisons politiques.
Le 9 avril 2026, une chambre consultative a ordonné le renouvellement de sa détention provisoire pendant 15 jours, le ministère public ayant fait valoir qu'il présentait un risque de fuite, de falsification de preuves ou d'atteinte à l'ordre public. Ses avocats ont avancé qu’Ahmed Douma a des lieux de résidence connus et s’est présenté de son plein gré lorsqu’il a été convoqué par le passé. Ils ont ajouté que la Constitution égyptienne limite le recours à la détention dans les affaires liées à des publications. L’Égypte est partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), qui garantit le droit à la liberté d’expression.
Les autorités égyptiennes ont démontré leur intolérance persistante vis-à-vis de la dissidence, qu’elle soit réelle ou perçue, en ciblant les journalistes, militant·e·s, avocat·e·s, responsables politiques d’opposition et autres personnes qui critiquent la politique gouvernementale ou dénoncent les multiples violations des droits humains. Amnesty International a publié des informations sur les vagues d’arrestations à répétition et les nombreuses personnes poursuivies uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique. Les personnes détenues dans des affaires politiques sont fréquemment soumises à des détentions arbitraires prolongées, notamment sous la forme de placements en détention provisoire renouvelés automatiquement par des procureurs et des juges sans véritable révision judiciaire. Amnesty International a également relevé à plusieurs reprises que les droits constitutifs du droit à un procès équitable étaient systématiquement bafoués en Égypte, en particulier dans les affaires à caractère politique, notamment le droit à l’assistance d’un avocat de son choix pendant l’interrogatoire initial par la police, le droit à une défense adéquate, le droit de ne pas témoigner contre soi-même, le droit à la présomption d’innocence, le droit d’être jugé par un tribunal compétent, impartial et indépendant lors d’un procès équitable et public, et le droit d’être protégé de la torture et des mauvais traitements.
En détail
| Numéro UA: Date de parution | Actualisé le: Index: |
UA 037/26 27.04.2026 MDE 12/0925/2026 |
| Participation prévue jusqu'au: | 27 octobre 2026 |
| Action urgente complète (Word): | français english |
| Modèle de lettre uniquement (Word): | français english |
Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.
English version
Arbitrarily detained activist referred to trial
Arbitrarily detained prominent activist and writer Ahmed Douma will stand trial before the New Cairo Misdemeanour Court on 29 April 2026 following investigations by the Supreme State Security Prosecution on charges of spreading «false news». These charges stem from his article, published on 25 March 2026 by Al-Araby Al-Jadeed, about the impact of unjust imprisonment on state stability, as well as from a social media post published on 29 March 2026 about detention conditions in Egypt. Since his release in August 2023 after over a decade in arbitrary detention to punish him for his activism and role in the 25 January Revolution of 2011, prosecution authorities have opened seven investigations against him, to punish him for posting critical content online. If convicted, he faces another five years in prison. He must be immediately and unconditionally released as he is arbitrarily detained solely for exercising his rights to freedom of expression.
Douma is an Egyptian poet, writer and activist who has been targeted due to his political activism and leading role in the 25 January 2011 revolution, as well as his vocal criticism of successive Egyptian governments. Security forces arrested Douma, then aged 25, on 12 January 2012 in relation to his participation in the «Cabinet Offices» sit-in. He was released after three months, but re-arrested on 3 December 2013 amid a wave of arrests after enactment of the draconian protest law (Law No. 107/2013) restricting the right to peaceful assembly. Throughout his detention he has been subjected to torture and other ill-treatment, including deliberate denial of access to medical care, and he was held in solitary confinement for four years and eight months in total for prolonged periods of time, between December 2013 until January 2020. Douma suffered from severe pain in different parts of his body as a result of being confined to his cell for more than 22 hours a day in poor prison conditions. He has knee and back pain resulting from the lack of movement and the failure to provide him with a bed, and sometimes even a mattress, in his solitary confinement cell. He also suffered from high blood pressure, insomnia, constant headaches, severe depression, and panic attacks. In February 2015, he was convicted and sentenced to 15 years’ imprisonment in relation to his participation in anti-government protests following a grossly unfair and politically motivated trial intended to punish him for his activism. In July 2020, the Court of Cassation, Egypt’s highest court, upheld his conviction and sentence. On 19 August 2023, Ahmed Douma was released following a presidential pardon, after spending around 10 years in prison.
Since his release in 2023, Ahmed Douma has been subjected to interrogations in seven separate cases by the SSSP as well as a pattern of restrictive measures, including an arbitrary travel ban and restrictions on enrolment in postgraduate studies. Authorities are targeting him solely due to his online content, which is critical of detention conditions in Egyptian prisons as well as restrictions faced by former prisoners held for political reasons, among other issues.
On 9 April 2026, an Advisory Chamber ordered the renewal of his pretrial detention for 15 days after the prosecution argued that he posed a risk of absconding, tampering with evidence, or harming public order. His lawyers argued that Ahmed Douma has known places of residence and has appeared voluntarily when summoned in the past. They also argued that the Egyptian Constitution limits the use of detention in cases related to publications. Egypt is a state party of the International Covenant on Civil and Political Rights, which guarantees the right to freedom of expression.
Egyptian authorities have demonstrated a persistent lack of tolerance for actual or perceived dissent, targeting journalists, activists, lawyers, opposition politicians and other individuals who criticize government policies or denounce the authorities’ widespread human rights violations. Amnesty International has documented repeated waves of arrests and prosecutions of people solely for exercising their rights to freedom of expression, association and peaceful assembly. Those detained in politically motivated cases are frequently subjected to prolonged arbitrary detention, including extended pretrial detention renewed automatically by prosecutors and judges without meaningful judicial review. Amnesty International has also repeatedly raised concerns about systematic violations of fair trial rights in Egypt, particularly in cases of a political nature, including the right to a lawyer of one’s choosing particularly during the initial questioning by the police, the right to adequate defence, the right not to self-incriminate and to presumption of innocence, the right to a fair and public hearing before a competent, impartial and independent tribunal, and the right to be protected from torture and other ill-treatment.
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Please take action before 27 October 2026.
You'll find all necessary adddress- and social media information above. English model letter as a word-file.