Langage inclusif Glossaire inclusif

10 mai 2021
Ce glossaire reprend des termes fréquemment utilisé dans le cadre de l’application du langage inclusif d’Amnesty Suisse. Il n’est pas exhaustif mais dynamique. Des ajouts et adaptations sont possibles à tout moment.

Ce glossaire reprend des termes fréquemment utilisé dans le cadre de l’application du langage inclusif d’Amnesty Suisse. Il n’est pas exhaustif mais dynamique. Des ajouts et adaptations sont possibles à tout moment. Toute suggestion est bienvenue!

À noter que la liberté d'autodétermination d'une personne prime toujours sur le langage inclusif tel que proposé par Amnesty Suisse.

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A

ÂGISME 
L’âgisme est le fait d’avoir des préjugés ou un comportement discriminatoire envers des personnes ou des groupes en raison de leur âge. 

ALLIÉ∙E∙S 
Personne qui ne s’identifie pas ouvertement comme porteur d’une cause mais qui est reconnue par les membres des communautés en question comme défenseur∙euse de leurs droits.
Par exemple les personnes qui ne sont pas LGBTQIA+, mais qui soutiennent l’égalité de tous∙tes et qui sont reconnues comme défenseur∙euse des droits LGBTQIA+.
Note : Le terme est applicable dans le cadre d’autres groupes marginalisés.

ANTIRACISME 
L'antiracisme est un effort actif et conscient pour lutter contre les aspects multidimensionnels du racisme, incluant les opinions, les actions, les mouvements et les politiques mises en place, adoptées, ou développées pour lutter et s'opposer à toutes formes de racisme et de discrimination. 

APPROPRIATION CULTURELLE 
Se produit lorsqu’une personne adopte les codes culturels ou spirituels d’une culture à laquelle elle n’appartient pas. Ces gestes sont particulièrement nuisibles lorsque la culture faisant l’objet de l’appropriation est celle d’un groupe marginalisé et/ou historiquement opprimé.

B

BINARITÉ DE GENRE 
La binarité des genres résulte des constructions sociales binaires (homme-femme) qui limitent l’identité de genre à deux sexes auxquels sont associés des stéréotypes de genre dits masculin ou féminin. (Dubuc, 2017 : 10) 

BLANCHITÉ 
Le fait d’appartenir, de manière réelle ou supposée, à la catégorie sociale « Blancce ». Le concept de blanchité fait ressortir qu’être « Blanc∙ce » est une construction sociale, comme être « Noire » ou « Arabe ».  

C

CISGENRE 
Adjectif qui désigne une personne dont l’identité de genre est en adéquation avec son sexe de naissance.   

CISNORMATIVITÉ
Présomption qu’être cisgenre est la norme valide et que le cadre de la binarité des sexes doit servir de référence pour la détermination de ce qui est normal (valide ou non)  

CISIDENTITÉ  
La cisidentité désigne l'identité de genre d'une personne cisgenre, c'est-à-dire une personne qui se sent bien dans la catégorie de sexe qui lui a été assignée à la naissance. 

COLORBLINDNESS / DALTONISME RACIAL  
La croyance que l'appartenance à un groupe racial ne doit pas être prise en compte, ni même remarquée. 
Lorsqu’on dit qu’on ne voit pas la race et qu’on refuse de reconnaître la couleur, la culture et l’ethnicité des individus qui nous entourent, on refuse par inadvertance de reconnaître le racisme et la discrimination que ces personnes peuvent vivre.  

COLORISME 
À la différence du racisme, même s'il en est issu, le colorisme est une discrimination basée sur le teint de la peau. Plus la peau d’un individu est claire, plus ce dernier est valorisé. Selon le psychiatre Frantz Fanon, le colorisme peut être considéré comme une recherche de ressemblance au colonisateur. Contrairement au racisme, cette discrimination se manifeste entre les membres d’une même communauté. 

DISCRIMINATION 
Traitement inégal et différentiel à un groupe ou une collectivité en fonction d’un trait ou d’un ensemble de traits réels ou imaginaires, socialement construits comme “marques négatives” ou “stigmates”. Ces traits peuvent être basés sur des caractéristiques personnelles biologiques, immuables comme la couleur de peau, le sexe, l’origine ethnique, la religion, les limitations physiques, le genre, l’orientation sexuelle ou l’âge.

ÉTHNIE 
Une ethnie ou un groupe ethnique représente une population qui considère avoir en commun une ascendance, une histoire, une culture, une langue, un mode de vie, et bien souvent plusieurs de ces éléments à la fois.  

ÉTUDES GENRE  
Un champ d’études interdisciplinaire. 
 
Les études genre s'intéressent à la manière dont le genre se superpose au sexe (biologique). C'est-à-dire comment ladite différence des sexes justifie les inégalités entre femmes et hommes. Elles s'intéressent à la construction du masculin et du féminin, par exemple à la socialisation des enfants, pour voir comment ces frontières peuvent être dépassées pour que les femmes et les hommes soient des êtres humains égaux. 

F

FÉMINISME
Ensemble de mouvement statuant l’égalité des genres.
Fait référence à des mouvements et des théories dont, dans les deux cas, l'objectif premier a toujours été et reste de transformer le monde. Initialement les féminismes ont surtout lutté contre les discriminations vécues pas les femmes.

G 

GENRE 
Le genre d’une personne est déterminé par le rôle social, les comportements, les activités et les attributs qu’elle adopte et qui font d’elle une personne masculine, féminine ou androgyne, selon les normes en vigueur dans une société donnée à un moment donné.
Le genre est aussi un système qui permet de catégoriser et de hiérarchiser les valeurs attachées au masculin et au féminin.
(Genre, L’essentiel pour comprendre ; 2014 : 54) 

GROSSOPHOBIE
Discrimination ou stigmatisation d’une personne en raison d’un « surpoids » ou d’une obésité.

H

HANDICAP 
Le terme handicap désigne les conséquences d’un problème de santé congénital ou acquis sur la vie de tous les jours de la personne concernée. Ce terme s’applique à toute personne qui, en raison d’une déficience physique ou d’un trouble fonctionnel, est limitée dans ses activités quotidiennes et dans sa participation à la vie sociale. Le handicap se définit donc par la relation entre la personne et son milieu.

HOMOPHOBIE
L’homophobie renvoie à l’hostilité (injure, coup, vol, railleries, harcèlement, viol, déni, invisibilisation, homophobie institutionnalisée, homophobie intériorisée) envers des personnes qui se définissent comme homosexuelles ou qui sont supposées l’être.
Le terme homophobie est critiqué car cela se réfère à la peur (phobie) du semblable (homo). La notion de phobie ne serait dès lors pas adéquate et le concept d’hétérosexisme serait plus approprié.
(Genre, L’essentiel pour comprendre ; 2014 : 34-56)

LGBTphobies
Forme de sexisme dans la dévalorisation et la péjoration du féminin, c’est aussi l’injonction à l’hétérosexualité comme norme absolue et le refus de la non-conformité aux normes de genre.

HÉTÉROSEXISME 
Idéologie qui part du principe que tout le monde est a priori “hétéro”. Cette matrice discriminante ne se contente pas seulement de hiérarchiser les sexualités - valorisation de l’hétérosexualité au détriment de toute autre forme de sexualité - mais va instaurer également une hiérarchisation entre les sexes et plus largement entre les codes construits du masculin et du féminin.
(Genre, l’essentiel pour comprendre ; 2014 : 34)

HÉTÉRONORMATIVITÉ
Lorsque le code, la norme, prend pour référence l’hétérosexualité. Système de normes et de croyances qui renforce l’imposition de l’hétérosexualité comme seule sexualité ou mode de vie légitime.

INCLUSIF
Adjectif signifiant un espace ou un groupe de parole où tout le monde peut contribuer, en particulier ceux/celles sont qui sont les premier∙ère∙s touché∙e∙s par le sujet en question.

INCLUSION (SOCIALE)
Considérée comme le contraire de l’exclusion sociale, l’inclusion sociale consiste à faire en sorte que chaque individu “ait les moyens de particip
er en tant que membres valorisés, respectés et contribuant à leur communauté et à la société... Cinq pierres angulaires ont été identifiées : la reconnaissance valorisée., les opportunités de développement humain., l'implication et l'engagement, la proximité., le bien-être matériel." (Laidlaw Foundation, Toronto, Canada)  

INCLUSIVITÉ 
L'inclusivité signifie d’inclure tout le monde. C’est aussi l’acte de promouvoir, de favoriser et de défendre l’intégration de minorités. 

IDENTITÉ DE GENRE 
L’identité de genre est comprise comme faisant référence à l’expérience intime et personnelle de son genre profondément vécue par chacun∙e, qu’elle corresponde à ou non au sexe assigné la naissance, y compris la conscience personnelle du corps (qui peut impliquer, si consentie librement, une modification de l’apparence ou des fonctions corporelles par des moyens médicaux, chirurgicaux ou autres) et d’autres expressions du genre, y compris l’habillement, le discours et les manières de se conduire.   
(Genre, l’essentiel pour comprendre ; 2014 : 39)

INTERSECTIONNALITÉ 
L'intersectionnalité est un outil conçu pour analyser la façon dont les différentes hiérarchies sociales s’articulent et se renforcent mutuellement. L'intersectionnalité entend prendre en compte tous les aspects de l’identité d’une personne lorsque l’on discute des expériences de discriminations et d’oppressions qu’elle a vécues. Par exemple, en prenant en compte que les femmes autochtones vivent du sexisme et du racisme, et que de ce fait leurs expériences de vie sont différentes de celles des hommes autochtones, ou de celles des femmes blanches. L’intersectionnalité nous permet de mieux comprendre comment les systèmes d’oppression et de discrimination (racistes et sexistes dans ce cas) interagissent.
Ce terme a été proposé en 1989 par Kimberlé Crenshaw, une universitaire noire américaine féministe. 

INTERSEXE OU INTERSEXUÉ∙E 
Une personne intersexe ou intersexuée est une personne naissant avec des caractéristiques biologiques ou physiques qui n’entrent pas ou pas complètement dans la catégorisation binaire “mâle” ou “femelle”.  

L

LGBTQIA+ 
L'abréviation LGBTQIA+ est destinée à représenter de manière exhaustive le genre ou l'orientation sexuelle.
L pour Lesbienne (désigne les femmes homosexuelles)
G pour Gay (désigne généralement les hommes homosexuels)
B pour Bisexuel∙le (désigne une personne qui se sent attirée par deux ou plusieurs genres)
T pour Trans (désigne les personnes transidentitaires)
Q pour Queer (référence à toutes les orientations et identités sexuelles qui s’éloignent de la norme)
I pour Intersexué∙e (désigne une personne intersexuée, née avec des caractéristiques sexuelles ou biologiques qui n’entrent pas dans une catégorisation binaire “mâle” ou “femelle”)
A pour Asexuelle ou Aromantique (désigne les personnes qui ressentent peu ou pas d’attirance sexuelle et/ou romantique)
+ pour toutes les autres personnes qui ne s’identifie à aucune de ces lettres. Le signe + inclut tout ce qui, dans le spectre de la sexualité et du genre ne peut pas (encore) être traduit par des lettres et des mots.

MASCULINITÉS & MASCULINISME
Les masculinités font référence aux recherches sur les hommes et prennent comme postulat le masculin comme identité et les masculinités comme cultures. Les masculinités (études masculines) peuvent intégrer les rapports sociaux de sexe, en montrant par exemple comment se perpétuent et se renouvellent sans cesse des cultures masculines hégémoniques.
A contrario, le masculinisme est l’ensemble des faits, des écrits et des recherches sur le masculin qui sont détournés pour montrer l’effet néfaste des thèses féministes sur l’ensemble du corps social. Par exemple, il va dénoncer la nocivité des familles sans pères, et le risque d’un enseignement trop féminisé.
(Genre, l’essentiel pour comprendre ; 2014 : 35-46) 

MÉGENRER
Aussi malgenrer
Utiliser le mauvais pronom en parlant d’une personne, par ignorance, négligence, oubli ou méchanceté.

MANSPLAINING
Aussi Mecsplication.
Explication faite par un homme à une femme sur ce qu’elle doit faire ou ne pas faire avec condescendance parce que cette dernière est une femme.
Note : Attitude rendue possible et encouragée par notre système patriarcal.

NON-BINARITÉ 
Une personne non-binaire ne se reconnaît pas exclusivement dans « une case femme ou homme ». Cela regroupe diverses identités de genre comme : agenre, genderfluid, genderqueer, demi-girl, demi-boy, neutre, etc.

NORMES DE GENRE 
Les normes de genre renvoient à toutes les formes de genre, de sexe et de sexualité répétées et/ou imposées (par des lois, des protocoles ou “une police de genre”) qui ont été construites et cristallisées autour de quatre logiques :  

  1. L'hétérosexualité comme norme naturalisée  
  2. Le patriarcat comme régime de légitimation des rapports de sexes  
  3. La binarité et la hiérarchisation des genres, des sexes et des sexualités  
  4. La fixité des identités de genre et de sexe. 

(Genre, l’essentiel pour comprendre ; 2014 : 47)



PATRIARCAT 
Système et organisation sociale dans laquelle l’autorité est détenue par les hommes impliquant une domination des autres genres.

PRÉJUGÉ 
Opinion ou attitude défavorable envers une ou plusieurs personnes en raison de leur appartenance à un groupe particulier. Les préjugés sont tenus par des individus, et ne sont pas fondés sur l’expérience réelle. 

PRIVILÈGE
Avantage ou absence de désavantage, souvent inconscient ou invisible, favorisant une personne ou un groupe majoritaire.

PRIVILÈGE BLANC  
Il s’agit des avantages invisibles, mais systématiques dont bénéficient les personnes perçues comme blanches, uniquement parce qu’elles sont blanches. 

QUEER 
Queer est à l’origine un mot anglais qui signifie “bizarre”, “de travers”. A partir de la fin du XIXe siècle, il devient une insulte populaire désignant les personnes de la communauté LGBTQIA+. Des activistes se réapproprient ce terme au début des années 1990 pour affirmer, revendiquer voire politiser des sexualités et des genres subversifs. Ce terme devient un espace de déconstruction des “allants de soi” producteurs de hiérarchies, d’inégalités, d’invisibilités et d’empêchements.
(Genre, l’essentiel pour comprendre ; 2014 : 64-65) 

R

RACISÉ∙E
Personne non blanche qui souffre de façon continue et/ou systémique du racisme, sur des plans institutionnels (p.ex. famille, société au sens large, études, représentation médiatique ou politique, etc), économiques (p.ex. accès au travail, au logement), interpersonnels et sexuels (entre autres plans).

RACISME
On entend par racisme une idéologie qui classe les personnes dans des groupes prétendument naturels appelés « races » en fonction de leur appartenance à une ethnie, un État ou une religion, et qui établit une hiérarchie entre ces groupes. L’être humain n’est alors plus considéré ni traité comme individu, mais comme membre d’un groupe soi-disant naturel et doté de caractéristiques collectives jugées immuables.  

RACISME INVERSÉ 
Le racisme antiblanc est un mythe. Les attitudes désobligeantes concernant les personnes blanches sont des exemples de préjugés ou de ressentiments, et non de racisme. Les préjugés raciaux désignent un ensemble d'attitudes discriminatoires ou négatives fondées sur des hypothèses découlant de perceptions de la race qui peuvent effectivement être dirigés contre les personnes blanches, mais ne sont pas considérés comme du racisme en raison de la relation systémique de pouvoir, qui favorise les personnes blanches.  

RÔLE DE GENRE
Ensemble de comportements associés au fait d’être d’un certain genre.

SEXE
Le sexe d’une personne est l’ensemble des caractéristiques biologiques et physiologiques qui font que cette personne est considérée comme femelle, mâle ou intersexuée.

SEXE ASSIGNÉ À LA NAISSANCE
Sexe biologique déterminé au moment de la naissance par la déclaration d’état civil.

SEXE BIOLOGIQUE
Ensemble des caractéristiques sexuelles physiques primaires et secondaires, comprenant le sexe chromosomique, gonadique, hormonal et génital permettant la différenciation des corps selon un éventail allant des corps strictement masculins aux corps strictement féminins en passant par les corps intersexués.
Note : Le sexe assigné à la naissance peut varier du sexe biologique et n’est pas nécessairement un facteur déterminant dans l’identité de genre d’une personne.

SEXISME  
Attitude discriminatoire adoptée en raison du sexe. Le sexisme divise les rôles, habiletés, intérêts et comportements selon le sexe. Les effets principaux sont la discrimination envers l’un des sexes, en l’occurrence envers les femmes, et l’aliénation des deux sexes.
Le sexisme est une idéologie, comme le racisme, qui considère que les femmes sont des êtres inférieurs aux hommes. Les femmes font l'objet de moins de considération et subissent beaucoup plus de stéréotypes négatifs que les hommes. Le travail qu'elles font (par exemple ménager) a moins de valeur que celui fait par les hommes. Cette idéologie entretient l'idée que les femmes doivent être d'abord de bonnes épouses et de bonnes mères, ce qui ne facilite pas leur droit à l'autonomie.  

STÉRÉOTYPE 
Croyance préconçue et apprise (souvent très jeune) sur un groupe de personnes. Les stéréotypes cherchent à expliquer ce que les gens font (les conduites et comportements) par ce qu’ils sont (leur groupe “raciale” ou ethnique, leur genre, etc.)  Il s’agit de croyances tenues par une collectivité. 

T

TRANS 
On dit d’une personne qu’elle est trans lorsque son identité ressentie et/ou son apparence ne correspond pas au sexe qui lui a été assigné à la naissance. Le mot trans est un terme générique regroupant les personnes transsexuées, transidentitaires et transgenres. De nombreuses personnes trans refusent d’utiliser le terme transsexuel·le, estimant que l’identité de genre n’a rien à voir avec la sexualité.

TRANSGENRE 
Hyperonyme désignant toutes les personnes trans. Le terme transgenre est utilisé comme un adjectif. Il désigne également : les personnes qui ne souhaitent se définir comme non-binaire, donc ni comme « homme » ni comme « femme » , soit car elles ne se reconnaissent pas dans une vision binaire du genre (p.ex. personne non-binaire) ou même dans le spectre du genre (p.ex. personne agenre). À noter que toutes les personnes transgenres ne peuvent ou ne peuvent pas entamer de transition/mesure médicale. Les identités des personnes transgenres sont légitimes qu’elle que soit leur façon de transitionner, ce qui inclut le fait de ne pas transitionner.

TRANSIDENTITÉ·S
Le terme de transidentité∙s permet de mettre en évidence qu’il peut y avoir plusieurs parcours de transition, avec ou sans hormones, avec ou sans chirurgie et une « constellation » d’identités trans hors des schémas sexistes et binaires.
Les termes de transexualisme ou transexualité sont empruntés à la classification des maladies mentales des manuels de psychiatrie, devenus désuet depuis que l’Organisation Mondiale de la Santé a retiré la transidentité de la classification des troubles mentaux.
Nous vous invitons à consulter la brochure d’informationTrans disponible ici, rédigée par des personnes trans pour des personnes trans et pour toutes les autres et publiée par TGNS, car cette brochure donne un aperçu des parcours et des identités trans qui sont multiples.

TRANSITION 
La transition désigne le processus et les démarches menant d’un genre mal assigné à la naissance à une identité harmonieuse qui correspond à l’identité ressentie. Cela peut par exemple impliquer l’ajustement de son expression de genre, son rôle de genre, son état civil, mais pas uniquement. La transition peut être complexe et de longue durée, notamment de par la transphobie et cisnormativité de la société actuelle. Le terme « transition » comprend le processus dans sa globalité, intégrant notamment ses aspects personnels, médicaux et juridiques. Une personne transgenre ne doit pas forcément transitionner ou avoir transitionné pour être valide et légitime.

TRANSPHOBIE
La transphobie est le rejet des personnes transgenre et des transidentités. Elle peut par exemple prendre la forme de l’exclusion familiale, amicale, professionnelle, du refus de soin de la part du corps médical, de la stérilisation forcée réclamée par les tribunaux pour obtenir le changement d’état civil. Elle peut aller jusqu’à l’agression, la violence, voire le meurtre.
Note : La législation suisse protège actuellement de la discrimination ou de la haine raison de l’appartenance raciale, ethnique ou religieuse ou de l’orientation sexuelle (article 261bis du Code pénal). Elle ne protège donc pas de la transphobie, soit de la haine ou la discrimination en raison de l’identité de genre.

TRAVESTI∙E  
Parfois péjoratif. Crossdresser ou Drag sont des termes similaires non péjoratifs.
Personne revêtant les artefacts (p.ex. vêtements) d’un autre genre, sans obligatoirement ressentir un sentiment de transidentité, mais plutôt pour le plaisir d’embrasser un rôle différent par rapport au quotidien. Certaines personnes qui se définissent ainsi disent se sentir vraiment du genre incarné de manière ponctuelle ou ambivalente. Dans ce cas, le terme travesti∙e serait synonyme de bigenre. On peut différencier les intentions de travestissement liées à un ressenti transidentitaire de celui d’une intention fétichiste ou sexualisée.

VALIDISME 
Le validisme ou capacitisme est une discrimination basée sur le handicap. C’est un système d’oppression qui considère que les personnes valides sont supérieures aux personnes en situation d’handicap. Le handicap est alors perçu comme quelque chose “d’anormal” et de honteux. L’idéal à atteindre est la validité. 

X

XÉNOPHOBIE 
Hostilité envers les étranger·ère·ou ce qui provient de l’étranger. Elle est principalement motivée par la peur de l’inconnu, et de perdre sa propre identité. 

SOURCES  

Arnaud Alessandrin, Brigitte Esteve-Bellebeau. Genre : L’Essentiel pour comprendre. HAL : 2014.  

https://amnistie.ca/lexique-pour-lantiraciste   

https://liguedesdroits.ca/lexique/ 

https://www.edi.admin.ch/edi/fr/home/fachstellen/frb/demandes-et-reponses/comment-le-service-de-lutte-contre-le-racisme-definit-il-le-raci.html 

https://www.tgns.ch/fr/medias/guide-linguistique/  

https://asile.ch/wp-content/uploads/2019/02/RapportFinal2018_AsileLGBTGeneve.pdf 

https://www.illustre.ch/magazine/signifie-lgbtqia 

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Inclusion_sociale.htm 

https://onsexpliqueca.com/linclusivite-cest-quoi/ 

https://www.ekivock.ch/ 

https://www.rts.ch/decouverte/monde-et-societe/economie-et-politique/feminisme/9063902-les-differentes-notions-du-feminisme.html 

http://femmesdedroit.be/informations-juridiques/abecedaire/validisme/ 

https://www.who.int/ageing/features/faq-ageism/fr/ 

https://insieme.ch/fr/handicap-mental/definitions/ 

https://www.queerparis.com/fr/lexique/

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