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Urgent Action − Égypte

La militante Marwa Arafa injustement incarcéré pour de fausses accusations de terrorisme

Marwa Arafa, défenseure égyptienne des droits humains et traductrice, est détenue arbitrairement depuis près de six ans, uniquement en raison de ses activités militantes, notamment en soutien aux proches des détenu·e·s. En décembre 2024, le service du procureur général de la sûreté de l'État l’a renvoyée devant le tribunal pénal du Caire pour des accusations forgées de toutes pièces, c’est-à-dire avoir rejoint et financé une organisation terroriste. Sa santé s’est fortement dégradée en prison.

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Défendez les droits de Marwa Arafa: envoyez une lettre d'appel par courrier, e-mail, ou fax et tweetez également sur les réseaux sociaux (X/Twitter ou Facebook).

Agir jusqu'au 06 Juin 2026

Modèles de lettre

Adresses

Procureur:
Public Prosecutor Mohamed Shawky Ayyad
Office of the Public Prosecutor
Madinat al-Rehab
Cairo
Arab Republic of Egypt
Fax: +202 2577 4716
E-mail: m.office@ppo.gov.eg
Twitter/X: @EgyptianPPO
Facebook: https://www.facebook.com/ppo.gov.eg

Copies à 

Ambassade de la République Arabe d’Egypte
Elfenauweg 61
3006 Berne
Fax: 031 352 06 25
E-mail: eg.emb.bern@gmail.com
Facebook: https://www.facebook.com/eg.bern.embassy/

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Marwa Arafa, Egyptian human rights activist and translator, has been arbitrarily detained for nearly six years solely in relation to her activism, including supporting relatives of detainees. In December 2024, the Supreme State Security Prosecution (SSSP) referred her to trial before the Cairo Criminal Court on bogus charges of joining and financing a terrorist organization. On 20 April 2020, security forces arrested Marwa Arafa from her apartment in Cairo without presenting an arrest warrant; and subsequently subjected her to enforced disappearance for 14 days. Marwa Arafa was arrested in front of her then 2-year-old daughter, causing her child significant trauma. Marwa Arafa’s health has severely deteriorated in prison. Despite this, authorities are refusing her the medical care she needs. Egyptian authorities must immediately and unconditionally release Marwa Arafa and drop all charges against her as she is detained solely for exercising her human rights.
 
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Plus d'info

Marwa Arafa, traductrice, est une militante des droits humains qui apportait un soutien aux proches des personnes détenues pour des raisons politiques. Son action englobait le fait d’aider les familles à prendre en charge les coûts des visites dans les prisons. Elle était également impliquée dans la défense des droits de l’enfant. Marwa Arafa a été arrêtée devant sa fille de deux ans, qui a par la suite été diagnostiquée comme souffrant de troubles du spectre autistique. Son incarcération inique prive sa fille de la présence de sa mère et de ses bons soins.

La première audience devant la chambre spécialisée dans les affaires de terrorisme du tribunal pénal du Caire s’est déroulée le 6 juillet 2025, après plus de cinq années de détention provisoire arbitraire. Selon l’Initiative égyptienne pour les droits de la personne (EIPR), organisation indépendante de défense des droits humains, le tribunal a reporté l’audience au 18 octobre 2025, afin de permettre aux avocats de prendre connaissance du dossier. Ses avocats n’avaient en effet pas eu accès à son dossier depuis le début de l’enquête jusqu’à la première audience. Lors de l’audience du 18 octobre, Marwa Arafa est apparue au tribunal dans un état de fatigue visible, souffrant d’une détresse respiratoire marquée. Le juge présidant le tribunal a ajourné l’audience au 20 décembre 2025, faisant droit à la demande de la défense d’interroger et de procéder au contre-interrogatoire des témoins de l’accusation. Le 20 décembre, le tribunal a interrogé les témoins de l’accusation, à savoir les policiers impliqués dans les investigations concernant son affaire. L’audience a été ajournée au 15 février 2026 afin d’interroger les derniers témoins de l’accusation. Amnesty International a fait part à plusieurs reprises de ses préoccupations quant aux violations du droit à un procès équitable dans les procédures engagées par les chambres spécialisées dans les affaires de terrorisme, notamment les violations du droit à une audience équitable et publique devant un tribunal compétent, impartial et indépendant, ainsi que du droit à une défense adéquate et du principe de l'égalité des armes.

Marwa Arafa a été incarcérée à la prison pour femmes d’Al Qanater d’avril 2020 jusqu’à son transfert à la prison du Dixième jour de ramadan en juillet 2023. Selon les informations recueillies par Amnesty International, des responsables de l'administration pénitentiaire d’Al Qanater ont refusé d’intervenir lorsqu’elle a subi des violences de la part d’autres prisonnières et ont plusieurs fois rejeté ses demandes de travailler dans les ateliers de la prison en échange d'une rémunération financière. Depuis août 2025, les autorités de la prison du Dixième jour de ramadan refusent à Marwa Arafa le droit de faire de l’exercice quotidiennement, en violation des règlementations carcérales égyptiennes et des normes internationales relatives au traitement des prisonniers. Selon le médecin indépendant consulté par sa famille, l’exercice quotidien est essentiel pour prévenir la formation de caillots de sang et une nouvelle dégradation de son état de santé.

En août 2025, Marwa Arafa a développé une embolie pulmonaire, qui n’a été résorbée que grâce à des injections d’anticoagulants. Les examens qui ont suivi ont détecté un problème cardiaque nécessitant de nouveaux tests et examens en vue de déterminer si elle a besoin d’un cathétérisme cardiaque ou d’un traitement à base de médicaments, comme l’a préconisé un médecin indépendant consulté par la famille. Les autorités carcérales continuent de refuser les demandes de sa famille concernant son transfert vers des hôpitaux extérieurs afin qu'elle puisse bénéficier du diagnostic et du traitement adéquats.

Selon les informations recueillies par Amnesty International, les autorités pénitentiaires de la prison du Dixième jour de ramadan empêchent Marwa Arafa de poursuivre ses études de troisième cycle et de passer ses examens. Depuis 2023, sa famille a déposé de multiples requêtes demandant la permission aux services du procureur et aux autorités pénitentiaires de lui permettre de les passer. Les responsables de la prison du Dixième jour de ramadan ont rejeté toutes ces demandes.

En détail

Numéro UA:
Date de parution | Actualisé le:
Index:
UA 001/26
07.01.2026 
MDE 12/0595/2026
Participation prévue jusqu'au: 06 juin 2026
Action urgente complète (Word): français
english
Modèle de lettre uniquement (Word): français
english

Étant donné que les situations peuvent changer, veuillez vérifier avant d'envoyer votre lettre si la campagne de lettres est toujours active.

English version

Unjustly jailed activist tried on bogus terrorism charges

Marwa Arafa, Egyptian human rights activist and translator, has been arbitrarily detained for nearly six years solely in relation to her activism, including supporting relatives of detainees. In December 2024, the Supreme State Security Prosecution (SSSP) referred her to trial before the Cairo Criminal Court on bogus charges of joining and financing a terrorist organization. On 20 April 2020, security forces arrested Marwa Arafa from her apartment in Cairo without presenting an arrest warrant; and subsequently subjected her to enforced disappearance for 14 days. Marwa Arafa was arrested in front of her then 2-year-old daughter, causing her child significant trauma. Marwa Arafa’s health has severely deteriorated in prison. Despite this, authorities are refusing her the medical care she needs. Egyptian authorities must immediately and unconditionally release Marwa Arafa and drop all charges against her as she is detained solely for exercising her human rights.

Marwa Arafa is a translator and human rights defender who provided support for family members of individuals detained for political reasons. Her assistance encompassed helping families with the costs of prison visits. She was also involved in advocating for children’s rights. She was arrested in front of her then two-year-old daughter who was later diagnosed with being on the autism spectrum. Marwa Arafa unjust imprisonment deprives her daughter of her mother’s presence and care.

Marwa Arafa’s first trial session in front of the terrorism circuit of the Cairo Criminal Court was held on 6 July 2025 after over five years of pre-trial arbitrary detention. According to the Egyptian Initiative for Personal Rights (EIPR), an independent human rights organization, the court postponed the hearing to 18 October 2025 to enable the lawyers to review the casefile. Her lawyers had been denied access to her casefile from the investigation stage until after the first court hearing. During the hearing on 18 October 2025, Marwa Arafa appeared in court in a state of visible fatigue with marked respiratory distress. The presiding judge adjourned the hearing to 20 December 2025 based on the defence’s request to question and cross examine prosecution witnesses. On 20 December 2025, the court questioned prosecution witnesses namely policemen involved in investigations in her case. The session was adjourned to 15 February 2026 to question the remaining prosecution witnesses. Amnesty International has repeatedly raised concerns about fair trial violations in proceedings by terrorism circuits, including violations to the right to a fair and public hearing by a competent, impartial and independent tribunal and the right to adequate defence and equality of arms.

Marwa Arafa was detained in Al-Qanater women’s prison from April 2020 until her transfer to 10th of Ramadan prison in July 2023. According to information gathered by Amnesty International, Al-Qanater prison officials refused to intervene when she was subjected to abuse by other prisoners and repeatedly denied her requests to work in prison workshops in return for financial remuneration. Since August 2025, 10th of Ramadan prison authorities have been denying Marwa Arafa her right to daily exercise, in contravention to Egyptian prison regulations and international standards on the treatment of prisoners. According to an independent doctor consulted by her family, daily exercise is critical for her to prevent future blood clots and a further degradation of her health.

In August 2025, Marwa Arafa suffered from pulmonary embolism, which was resolved after anticoagulant injections. Subsequent examinations revealed a heart condition requiring further diagnostic tests to determine whether she requires cardiac catheterization or medication-based treatment as assessed by an independent doctor consulted by her family. Prison authorities continue to deny her family’s requests to transfer her to outside hospitals to complete the necessary diagnosis and treatment.

According to information gathered by Amnesty International, 10th of Ramadan prison authorities have also been preventing Marwa Arafa from continuing her postgraduate studies and sitting her exams. Since 2023, her family has filed repeated petitions requesting permission from the Public Prosecution and prison authorities for her to sit the exams. All requests were rejected by officials at 10th of Ramadan Prison.

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Please take action before 06 June 2026.

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