Campagne en faveur de l'initiative pour des multinationales responsables. © Amnesty Internationa
Campagne en faveur de l'initiative pour des multinationales responsables. © Amnesty Internationa

Amnesty International en Suisse

Actualisé en avril 2015
Quelques chiffres

La Section suisse d’Amnesty International est l’une des 53 sections et 10 autres structures nationales, organisées démocratiquement, du mouvement mondial pour les droits humains.

La Section suisse compte 81 groupes locaux ou constitués sur des thèmes spécifiques, regroupant 1984 militant·e·s. Toutes et tous travaillent bénévolement pour les droits humains. En savoir plus sur l'engagement en groupe.

Plus de 47'000 membres et quelque 80'000 donateurs et donatrices financent le travail d’Amnesty par leurs cotisations, leurs dons et des legs. En savoir plus sur la récolte de fonds chez Amnesty.

Structure de la Section suisse

La Section suisse est organisée en association et est dirigée par un Comité exécutif bénévole composé de neuf membres. Lors de l’Assemblée générale annuelle, les membres décident des priorités du travail, adoptent le budget, arrêtent les modifications des statuts et élisent les instances comme le Comité exécutif et la Commission de contrôle de gestion. La Section suisse participe activement aux prises de décisions internationales d’Amnesty et envoie régulièrement une délégation à l’Assemblée du Conseil international qui a lieu tous les deux ans.

Le Secrétariat d'Amnesty en Suisse

En Suisse, 51 employé·e·s permanent·e·s ainsi qu'une dizaine de stagiaires et de civilistes travaillent au siège principal d'Amnesty Suisse à Berne et dans les petits bureaux régionaux à Genève, Lugano et Zurich. A leurs côtés, 25 bénévoles non rémunéré·e·s les assistent dans leurs tâches quotidiennes. Le secrétariat accomplit les tâches suivantes:

  • information des membres et du public suisse sur les violations des droits humains, dans le monde et en Suisse;
  • organisation de campagnes et d’actions sur des thèmes relatifs aux droits humains;
  • formation et éducation aux droits humains;
  • coordination du réseau des Actions urgentes en Suisse;
  • lobbying auprès des autorités fédérales et du Parlement sur les questions nationales et internationales en rapport avec les droits humains;
  • recherche de fonds pour le financement de l’organisation sur les plans national et international;
  • administration et gestion financière de la Section suisse.
Histoire de la Section suisse

La Section suisse a été créée officiellement à Zurich en 1970. Le premier groupe d’Amnesty en Suisse est cependant né en 1964 déjà, à Genève. Son initiateur était Sean Mac Bride, co-fondateur et ancien secrétaire général d’Amnesty International. Il a reçu le Prix Nobel de la paix en 1974.

Jusque dans les années 1980, le nombre de groupes locaux n’a cessé d’augmenter. Plus tard sont apparus des groupes thématiques (par exemple les juristes, les professions de la santé, la peine de mort), dans lesquels s’engagent de plus en plus de membres depuis les années 1990.

En 1976, le premier collaborateur était engagé, ils étaient 14 en 1987, leur nombre a doublé en 2000  pour atteindre 28 employé·e·s. Parallèlement, le nombre des membres de soutien a également cru. Ces changements marquaient le passage d’une organisation d’aide aux détenu·e·s à une organisation de défense des droits humains, avec un mandat de grande envergure.

Outre son travail sur des cas particuliers, la Section suisse d’Amnesty s’engage sur le plan stratégique pour la promotion et la défense des droits humains à l’échelle nationale et internationale. En outre, elle développe encore son travail de relations publiques, fait du lobbying auprès des autorités, du Parlement et du gouvernement, et s’attache à renforcer la conscience des droits humains en Suisse.

En Suisse, Amnesty s’est engagée pour l’introduction d’un véritable service civil et contre l’exportation d’armes dans des pays qui utilisent ces armes pour violer les droits humains. Des interventions auprès des autorités compétentes et des départements fédéraux sur les questions relatives aux réfugié·e·s sont une partie importante du travail de lobbying. Depuis 2000, Amnesty s'est mobilisée pour la création d’une institution nationale pour les droits humains.